AL-GHADIR

AL-GHADIR

LA GRANDIOSE FÊTE DU PARACHÈVEMENT DE LA RELIGION ET DE L’AGRÉMENT DE L’ISLAM PAR ALLAH

(Discours prononcé par Amadou Diallo le dimanche, 06 décembre 2009 dans la salle de conférences de l’Institut Islamique de Hamadallaye à l’occasion de la célébration de la Journée de Ghadir Khoum. C’était à la demande des étudiants de la Faculté des Sciences Juridiques et politiques de l’Université de Bamako, qui avaient alors exprimé le désir d’en savoir plus sur cet évènement peu expliqué par les prédicateurs musulmans).

Bismillâhir-Rahmânir-Rahîm

Allâhoumma çolli alâ Mouhammadine wa âli Mouhammadine wa ajjil farajahoum.

Mes chers frères et sœurs dans l’Islam,

Rendons grâce à Allah d’être parmi ceux qui ont compris que ce jour, dix-huitième du mois de Zoul-Hijja (douzième mois dans le calendrier hégirien) est un jour de fête grandiose qui recèle d’immenses bénédictions de par la volonté d’Allâhou Soubhânahou wa ta’âla. En effet, les historiens et les exégètes qualifiés, qu’ils soient musulmans ou non, sont unanimes à dire que le sublime verset du saint Coran marquant la complétude de la Religion musulmane a été révélé dans l’oasis (khoum) du lieu nommé Ghadir à l’occasion du retour vers Médine du noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) à l’occasion de son dernier pèlerinage. 

Le voici, ce sublime verset dont le sens est si évident que l’esprit le plus obtus le comprend facilement : « Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion et accompli sur vous Mon bienfait. Et il M’agrée que la Soumission (Islam) soit votre religion… » (Sourate 5, verset 3). De toute évidence, c’est le verset par lequel Allah a clos la Révélation en ce jour de Ghadir (« Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion et… »).

Épluchant les travaux des historiens passés, les chercheurs contemporains, avec la rigueur scientifique qui les caractérise, sont aussi unanimes à dire que 90.000 à 120.000 pèlerins, rassemblés autour du saint Prophète à sa demande, ont été les témoins oculaires de l’évènement de Ghadir. Les mêmes historiens et chercheurs ajoutent que l’agrément divin dont il est question dans le verset ci-haut cité découle de l’exécution du décret d’Allah émis dans le verset coranique qui suit, verset comportant quatre messages en un dont chaque partie vaut son pesant d’or : « Ô Prophète, transmets ce qui t’est révélé de la part de ton Seigneur ; ne le ferais-tu pas, tu n’aurais pas communiqué Son message. Et Dieu te met hors d’atteinte des gens. Dieu ne guide pas les mécréants. » (Sourate 5, verset 67). La conséquence logique est facile à établir : c’est lorsque le Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) a communiqué l’ordre divin que Dieu a donc mis Son cachet, ultime signature sur la Révélation achevée enfin, comme agrément définitif sur cette religion que le Seigneur des mondes a Lui-même nommé Islam et, ce, jusqu’à la fin des temps. 

Quel ne fût donc mon désappointement de lire ça et là des malhonnêtetés intellectuelles de je ne sais quelle imposture dans la foi prenant un autre verset comme étant le dernier révélé ! En effet, quel verset autre peut être le dernier révélé dans le saint Coran que celui par lequel Allah complète la Religion et donne Son agrément définitif pour l’Islam ?

Mais voyons, à présent, le verset 67 de la sourate 5. Il contient un ordre formel intimé au noble Messager (mode impératif) : « …transmets ce qui t’est révélé de la part de ton Seigneur » ; et il contient ce qui a tout l’air d’une menace, en tout cas tout au moins un sévère avertissement, sinon une mise en garde à ne point négliger la communication de l’ordre divin, sous aucun prétexte, entre autres, de peur de la réaction de la masse : « …ne le ferais-tu pas, tu n’aurais pas communiqué Son Message », soit entendu le Message divin dans son entièreté. Mais alors, pourquoi Allah, d’ordinaire si ‘’respectueux’’ à l’égard de Son Sceaux des Messagers, si doux et si compatissant avec lui, devient-il soudainement menaçant en lui parlant en cet instant si solennel ?

Quel est donc cet ordre à communiquer ? Quel rapport avait-il donc, cet ordre, avec le reste du message divin patiemment révélé pendant 23 ans et dont la non communication en cette journée de Ghadir provoquerait la négation de tout ce qui avait été précédemment transmis au Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions sur lui et les membres de sa famille !) par l’intermédiaire de l’Archange Gabriel (Jibra’îl), le Messager de la fidélité ? (« …ne le ferais-tu pas, tu n’aurais pas communiqué Son Message »). Le Message est si important qu’Allah incite même Son ultime Messager (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) à transcender toutes les inquiétudes et les peurs qui l’assaillent pour communiquer courageusement Son ordre. Pour cela, Il lui donne l’assurance, voire la garantie d’être avec lui, comme Il a été avec lui dans la grotte lors de son émigration forcée vers Médine : « Et Dieu te met hors d’atteinte des gens… ». L’on comprend ici qu’Allah dit- et Allah tient toujours Ses engagements, respecte toujours Sa parole, réalise toujours Sa promesse- à Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) de ne pas avoir peur des gens pour communiquer Son Message, le Message à « Lui, le Seigneur suprême, Créateur de la terre et des cieux, le Roi exclusif… ». Pour bien comprendre cette exhortation de Dieu à ne pas avoir peur des gens, il faut remonter à l’épisode de l’étape de la grotte lors de l’émigration vers Médine. Allah connaît bien les contemporains du noble Prophète  (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) ! 

Mes chers et frères et sœurs dans l’Islam,

Les contemporains, si vous voulez les compagnons (‘’Sahabas’’) du noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de la famille !) ont-ils vraiment été toujours des modèles de sincérité et de droiture, de piété et de respect à son égard ? Nombreux sont les versets du saint Coran qui relèvent leurs inconduites multiples, vous les retrouverez facilement. Le temps presse, revenons à notre verset.

Il prend fin par cette annonce terrible : «…Dieu ne guide pas les mécréants. » Allah connaît parfaitement les contemporains du noble Prophète (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !), disions-nous. Vérité d’airain si on se réfère un tant soit peu à l’histoire des faits et gestes sociaux de son époque. En effet, bien qu’il ait mené parmi eux une vie à tous points de vue irréprochable jusqu’à l’âge de 40 ans, avant l’avènement de l’Islam, une vie si exemplaire qu’ils le nommèrent, eux-mêmes, « Al amin » (le fidèle, le juste, l’irréprochable), les contemporains mecquois (et arabes) n’ont pas reconnu Mouhammad Ibn Abdallah à sa juste valeur de Prophète d’Allah, Messager infaillible constituant l’Exemple parfait à imiter, qui ne parle ni n’agit que selon les seules directives divines. Pour eux, « Mouhammad Ibn Abdallah est bien, mais c’est un homme qui peut se tromper, enclin à l’erreur », etc. Une telle opinion diabolique a encore cours de nos jours, faisant dire à certains musulmans que le Prophète est « simplement un homme comme nous, à part la transmission de la Révélation, il peut commettre des erreurs regrettables ». Pour répondre à de tels esprits tordus, il faut certainement leur poser la question suivante : « Allah et Ses anges font-ils continuellement les salawâtes sur vous et vos pères et mères… ? »

Bref, il faut méditer sur le sens profond du verset, méditer et encore méditer, et en tirer avec foi et honnêteté toutes les conséquences. Allah ne nous-a-t-il pas dotés de la chose la plus utile : l’intelligence, la raison ?

Mes chers frères et sœurs dans l’Islam,

On sait, par les sources les plus fiables, qu’après l’évènement de Ghadir Khoum, le noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions sur lui et les membres de sa famille !) n’a vécu que quelques trois mois. Il est surtout important de noter que, de ce jour du 18 Zoul-Hijja où Allah agréa définitivement l’Islam comme « notre Religion » suite à la communication de ce qui Lui tenait tant à cœur (si l’on peut s’exprimer ainsi) jusqu’au jour du décès du noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !), il n’y a eu aucune nouvelle révélation. La raison est simple à comprendre : tous les piliers de l’Islam avaient déjà été révélés, excepté le verset 67 de la sourate 5 dont la communication entraîna en dernier ressort celle du verset 3 de la sourate 5), c’est-à-dire le verset de la complétude de la « Dine », la Religion par excellence, l’Islam.

C’est comme si on disait que le bâtiment était quasi fini, il ne restait qu’une brique à placer, mais si jamais celle-ci n’était pas mise à sa place, tout l’édifice s’écroulerait, entraînant dans affaissement l’ensemble de l’architecture de la Maison. Preuve évidente que le verset 3 de la sourate 5 (« Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion et accompli sur vous Mon bienfait. Et il M’agrée que la Soumission (Islam) soit votre religion… ») est bien le dernier verset révélé.

Après donc la révélation de tous les piliers (la profession de foi, la prière, le jeûne du Ramadan, la zakat, le pèlerinage, la mention des Ahloul Bayt (que certains s’entêtent encore à ignorer, voire à nier), la dernière colonne de l’architecture religieuse qui devait en constituer la clé de voûte était sans doute ce « Message à communiquer, advienne que pourra ». Un ami juriste, que je taquinais toujours en le qualifiant de « wahhabite le plus borné de la terre » et dont j’avais attiré l’attention sur la question, m’a dit qu’en analysant et le verset et le contexte de sa révélation, en s’attardant sur l’ordre qu’il contient, il lui a été facile d’admettre que la désignation à Ghadir Khoum de l’Imam Ali comme successeur du noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) constitue bien le dernier décret de Dieu dans la Révélation de Son Message éternel à l’adresse de la communauté des croyants, qu’ils soient des humains ou des djinns. « Décret définitif qui ne peut souffrir d’aucun réaménagement ni d’aucune contestation », ajouta-t-il. Telle est ma conviction aussi. 

Répétons-nous sans aucune intention de redondance. Le verset, disions-nous, renferme une assurance à l’attention du noble Prophète (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) dont les contemporains n’ont toujours pas été des modèles de sincérité. « Et Dieu te met hors d’atteinte des gens… » En langage humain, c’est tout comme si Dieu disait à Son Messager chéri : « N’aies peur de personne, c’est Moi, Allah, l’Omnipotent, qui te protège contre tous les malveillants ; sois sûr que les gens ne pourront rien contre toi, transmets seulement Mon ordre, Ma décision dernière qui parachève la Religion que J’ai choisie pour vous… Laisse-les à Moi, Je me charge du reste… Te souviens-tu, quand ils t’ont chassé de ta patrie, la Mecque, et qu’ils t’ont poursuivi avec de criminelles intentions. Pendant que tu étais dans la grotte, la toile d’araignée a suffi à mettre en échec leur détermination à te nuire… ».

Ce n’est pas tout et nous devons encore nous répéter, car il le faut. Notre verset finit par le rappel de ce que Dieu n’aime pas du tout, par ce qu’Il ne peut nullement tolérer, à savoir la rébellion contre Son ordre, voire la mécréance) et l’énoncé de Sa vérité inoxydable : « Dieu ne guide pas les mécréants. » Même avec nos petites têtes obtuses, nous gagnerons à comprendre que ne pas accepter la nomination par le noble Prophète de l’Imam comme son calife équivaut à basculer dans la rébellion, à un poil de la mécréance (« Dieu ne guide pas les mécréants »). Oh, Allah a dit et il faut le retenir : « Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante de suivre son propre choix quand Allah et Son Messager en ont décidé autrement. Quiconque se permet de désobéir à Allah et à Son Messager s’égare de façon manifeste. » Le Seigneur des mondes, notre Créateur Omniscient, a aussi dit : « …Que ceux qui s’opposent à Son ordre prennent garde que ne les atteigne une tentation (fitna) ou que ne les atteigne un tourment cruel. » (Sourate 24, verset 63). Et voici notre prière : « Ô Allah ! Garde-nous de contrevenir aux ordres de notre Prophète et de Te désobéir ainsi ! » Or, la désignation de l’Imam Ali Ibn Abi Tôlib comme khalifeest bien un de ces ordres. Le bon sens nous oblige à admettre que la halte observée dans l’oasis de Ghadir le 18 Zoul-Hijja et le discours prophétique qui y fut tenu n’avaient pas d’autre motivation. Inutile donc de gloser durant des siècles sur le sens du mot « Mawla » pour se ménager une pirouette. Nul ne peut tromper Allah, Il connaît parfaitement le contenu des poitrines.

Revenons à notre question. Mais quel est donc ce dernier Message qu’il fallait absolument communiquer ? Cette dernière pierre qui manquait à l’édifice du salut éternel ? Là-dessus, les avis sont contrastés. Du moins dans l’Islam sunnite où, malgré son abondante littérature, on trouve très peu la mention du mot Ghadir. Par contre, chez les chiites, c’est-à-dire ceux qui ont suivi les Imams de la sanctifiée famille du Prophète (salutations et bénédictions divines sur lui et les siens !), il n’y a aucun doute que le jour de Ghadir est celui où le noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) a désigné l’Imam Ali comme son successeur à la tête de la Oummah (communauté musulmane).

Evidemment, notre but n’est pas ici de rentrer dans les divergences doctrinales. Mais, si tout le monde est unanime à dire que le verset du parachèvement de notre Religion a été révélé à l’issue du dernier pèlerinage de notre noble Prophète (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !), pourquoi cet évènement grandiose n’est pas retenu par tous comme tel ? Ou, pourquoi ceux-ci ne le célèbrent-ils pas du tout et pourquoi ceux-là en font-ils un jour de grande fête ? Oui ou non l’évènement de Ghadir a-t-il eu lieu ?

Sans doute, l’évènement de Ghadir est un fait indéniable dans l’histoire musulmane. De nombreux historiens et rapporteurs de récits de l’époque l’ont mentionné avec force détails. Même dans la mémoire collective dans le camp sunnite où l’on aurait sans doute aimé qu’on n’en parle pas, d’importants détails attestent que l’oasis de Ghadir a été le lieu où le noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) a prononcé son dernier sermon connu sous le nom de « Sermon d’adieu ». C’est pourquoi même, dans des tentatives désespérées de semer toujours la confusion, une infime minorité de sunnites a eu à essayer, contre le bon sens et la chronologie historique, de situer l’évènement  dans la journée du 9 Zoul-Hijja, dans la vallée Uranah du mont Arafat. Tentatives des plus malheureuses qui révèlent une révoltante méprise car le 9 Zoul-Hijja est le jour du rituel d’Arafat, ce n’est pas un jour de retour des pèlerins vers leurs contrées après l’accomplissement du Hajj ! Pourquoi donc a-t-on cherché à ainsi noyer le poisson en essayant de transporter le « Sermon d’adieu » dans la vallée d’Uranah ? Allez savoir… 

Mes chers frères et sœurs dans l’Islam,

Jeunes étudiants, jeunesse musulmane,

Beaucoup de vérités méritent encore à être découvertes ou, pour parler franchement, beaucoup de contrevérités méritent qu’on les rejette enfin. Mais à chacun selon sa quête, à chacun selon ses aptitudes, à chacun selon le degré de sa foi et la sincérité de son engagement dans l’Islam. Toutefois, convenons qu’Allah nous a donné la chose la plus précieuse pour distinguer le vrai du faux, le bien du mal ; l’intelligence qui a ses manifestations multiples (le bon sens, la raison, la lucidité…).

Mes chers frères et sœurs,

Je dois vous dire qu’en abordant ce sujet, j’ai préféré aller sur les sites sunnites puisque c’est dans cette école que les récits relatifs à l’évènement de Ghadir sont à ce point contradictoires qu’on a l’impression que, à défaut de l’ignorer totalement, l’on a choisi de l’envelopper dans des faisceaux de suspicions inextricables. Tromperies vaines. En effet, un récit fait autorité, le « Sermon d’adieu » que j’ai pu lire et relire. Il commence par la proclamation suivante : « Ô peuple ! Ecoutez-moi attentivement, car je ne sais pas si, après cette année-ci, je serai encore parmi vous. Donc, écoutez ce que je vous dis avec beaucoup d’attention et apportez ce message à ceux qui ne peuvent être présents ici aujourd’hui ». Vers la fin de son sermon, le noble Prophète (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) énonce une vérité qui sonne comme un testament : « Ô peuple ! Aucun Prophète ou Apôtre  ne viendra après moi et aucune nouvelle foi ne naîtra. Raisonnez bien, donc, ô peuple, et comprenez bien les mots que je vous transmets. Je laisse derrière moi deux choses, le Coran et mon exemple, la Sounnah, et si vous les suivez, vous ne vous égarerez jamais ». Ainsi, selon cette version, ‘’le Coran et mon exemple ‘Sounnah)’’ sont les deux référents mis dans la balance par le noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !). En admettant l’énoncé comme tel, le champ de la réflexion s’ouvre devant nous, largement.

Mes chers frères et sœurs dans l’Islam,

En effet, l’énonciation de cette ‘’vérité’’ est immédiatement suivie par un ordre solennel : « Que tous ceux qui m’écoutent transmettent ce message à d’autres et ceux-là à d’autres encore ; et que les derniers puissent le comprendre mieux que ceux qui m’écoutent directement. Sois Témoin, ô Allah, que j’ai transmis Ton message à Ton peuple ». Il y a là, pour le moins, une invitation à transmettre fidèlement le message délivré par le noble Prophète (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) 

Ces dernières paroles du noble Prophète (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !), admises dans leur intégralité par les frères sunnites, retiennent particulièrement l’attention. Le Messager infaillible nous a donc laissé deux choses précieuses qui nous préservent de l’égarement ? Qui sont-elles ? Là est tout le problème.

Pourquoi donc ce n’est pas cet énoncé qui a été retenu par les compilateurs de hadiths respectés dans le camp sunnite ?  Pourquoi cette version dans la copie du « Sermon d’adieu » véhiculée par les sunnites n’est pas celle que les compilateurs de hadiths sunnites ont retenue dans leurs ‘’Sahihou’’ ? En effet, on sait que, depuis des siècles déjà, les sunnites ont authentifié six principaux ouvrages dont les contenus s’imposent à eux. Or, aussi curieux que cela puisse paraître, cinq des six ‘’Sahihou’’ sunnites mentionnent plutôt l’autre version, chiite celle-là, du fameux hadith. L’affirmation prophétique selon laquelle il nous laisse deux choses qui nous préservent de l’égarement a une version courante dans toutes les sources que j’ai pu consulter. C’est celle-ci : «Je laisse parmi vous les deux trésors (ath-thaqalayn) : le Livre de Dieu et ma parenté (itratî), les gens de ma demeure (Ahloul Bayt) ; ils ne se sépareront pas jusqu’à ce qu’ils viennent à moi au Kawthar (le Bassin paradisiaque) ». C’est cette version qui se trouve, à l’exception notoire du seul Boukhari, chez les cinq autres auteurs sunnites des ‘’Sahihou’’. Elle pose donc problème aux sunnites car leurs propres ‘’Sahihou’’ mentionnent bien le hadith respecté à la lettre par les chiites. Voilà pourquoi le chercheur indépendant, l’intellectuel français Christian BONAUD, fait remarquer : « …Par contre, nul ne s’interroge à propos du hadith, fameux parmi les sunnites, selon lequel les deux choses laissées par le Prophète seraient le Livre de Dieu et ma pratique (sunnatî), alors que ce hadith n’est attesté dans aucune des six sources sunnites fondamentales (al-kutub-as-sitta) et qu’il n’apparaît que dans la Muwatta’a de Mâlik et dans la Sîra de Ibn HISHAM- sources anciennes, certes, mais où il apparaît à chaque fois sans la moindre chaîne de transmission (isnâd), ce qui ne devrait en aucun cas lui permettre de faire contre poids à un hadith transmis par des chaînes détaillées, multiples et authentiques d’après plus de 20 compagnons, cela en ne prenant en compte que les transmissions sunnites. On se retrouve donc devant la situation paradoxale suivante : les populations sunnites ignorent totalement le hadith qui mentionne la famille du prophète comme étant l’un des deux trésors, alors même qu’il est considéré comme authentique et ‘’mutawâtir’’ par leurs grands savants, et ils lui opposent, lorsqu’on le leur cite, le hadith du livre et de la sounna, qu’ils considèrent comme des plus solidement établis, alors qu’il n’a pas de réel fondement dans les livres sunnites eux-mêmes ».

Mes chers frères et sœurs dans l’Islam,

Vous conviendrez avec moi que Christian BONAUD pose ici à la conscience religieuse et intellectuelle de chaque musulman la question de l’honnêteté dans la foi, qui n’est réelle et sincère que par l’acceptation absolue des ordres divins transmis par Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille).

Alors, question : pourquoi les populations sunnites ignorent-elles totalement le hadith mentionnant la famille du Prophète (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille) comme étant le deuxième élément des deux Trésors que le vénérable Messager laisse à sa communauté pour la préserver de l’égarement après lui ?

Nous en arrivons maintenant aux « Gens purifiés de la Demeure prophétique » que le saint Coran mentionne. Jusqu’à nos jours, les prédicateurs sunnites font des heures et des heures de prêches sans jamais mentionner les Imams Ahloul Bayt, faisant totalement l’impasse sur eux, comme s’ils n’ont jamais existé pour délivrer de précieux enseignements. Est-il concevable qu’ils ignorent vraiment ces grands savants d’une érudition exceptionnelle, hautes et saintes figures issues de la famille prophétique ?

Il est évident que les Imams Ahloul Bayt ont réellement existé et qu’ils ont tous souffert le martyre, nul ne peut l’ignorer. Des savants sunnites ont même tenté souvent de les défier en savoir, sans aucun succès ; l’histoire fourmille d’anecdotes en la matière. Des califes de l’époque, abbassides et omeyyades, leur ont fait subir des persécutions les plus privatives et les plus inhumaines. L’histoire les a consignées. Alors, pourquoi donc les prédicateurs sunnites qui ont pignon sur rue, parmi eux certains très éloquents, ne parlent jamais de ces savants distingués issus de la famille prophétique et dont les paroles et les invocations attestent leur sainteté et leurs relations particulières avec Allah ?

Mes chers et frères dans l’Islam,

J’aime souvent à rappeler que chez nous ici, en Afrique, loin des terres d’Arabie et de l’Orient, nous avons eu le bonheur un grand savant dans l’Islam, un grand érudit de la Tarîqa Tijaniya, le Cheikh Amadou Hampâté Ba, que le monde entier a connu aussi à travers son abondante production littéraire et son passage à l’U.N.E.S.C.O. en tant que haut fonctionnaire. Mentionnant rapidement les Ahloul Bayt au bas d’un de ses chefs-d’œuvre, le Cheikh Amadou Hampâté Ba les qualifie ainsi : «  …hautes et nobles figures de l’islam particulièrement vénérées par les chiites ».

La question que je pose maintenant est la suivante : à quoi sert de faire l’impasse sur les Imams Ahloul Bayt issus de la famille prophétique ? Quel bénéfice recherchent ceux-là qui s’efforcent tant à ne jamais les mentionner, à ignorer leurs enseignements précieux et leurs directives coulées dans de l’or ? Je réponds : c’est de la tromperie, de la négation d’un fait divin, du refus d’admettre un ordre divin. Ne pas reconnaître ces Imams Ahloul Bayt que la miséricorde divine nous a envoyés comme légitimes successeurs du noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !), comme Guides divinement établis par le Seigneur Très-Haut, est incontestablement une tricherie et une imposture dans la foi, un acte de perdition donc.   Ceux-là qui, sans frémir, se rendent régulièrement coupables de cette faute énorme, ne peuvent évidemment pas pas admettre la désignation de l’Imam Ali Ibn Abi Tôlib comme le successeur légitime du Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !). Et cette attitude négationniste regrettable les force à déprécier la valeur et le rang spécial de Ali Ibn Abi Tôlib, à faire de son glorieux père quelqu’un refusa de prononcer la profession de foi, etc. Certains ont même insinué qu’il n’a fait l’émigration  à Médine que pour les beaux yeux de Fâtimatou-Zahra !!!

Malgré toutes leurs manœuvres savamment ourdies pour « noircir » la personnalité lumineuse de l’Imam Ali Ibn Abi Tôlib, ils ne peuvent cependant point nous montrer avec des preuves irréfutables d’hommes plus savants ou plus pieux que l’Imam Ali Ibn Abi Tôlib après le le noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !). Il n’en existe pas tout simplement.

Le grand historien britanniqueEdward Gibbon, décédé en 1794, note à juste raison dans son remarquable et respectable ouvrage ‘’The Decline and Fall of Roman Empire’’ édité à Londres en 1911  (volume 5, pages381 382) : « Le zèle et la vertu d’Ali Ibn Abi Taleb n’ont jamais été devancés par aucun nouveau  prosélyte. Il réunissait les qualités de poète, de soldat et de saint. Sa pensée reste préservée dans un recueil de paroles morales et religieuses ; et tous ses opposants, aussi bien dans les combats par l’épée ou la langue, étaient subjugués par son éloquence et ses qualités. Dès la première heure de sa mission jusqu’à la cérémonie de ses funérailles, le Messager n’a jamais été délaissé par l’ami généreux, qu’il se plaisait à nommer son frère, son successeur, et le fidèle Aaron pour un deuxième Moïse ».

Ce témoignage savant, déjà vieux de trois siècles, est à ce jour coulé dans du zinc et, de toute évidence, demeurera inoxydable jusqu’à la fin des temps. Pour ceux d’entre nous qui ont l’intelligence affinée, il est même matière de recherches et de réflexion permanentes. Qu’ils sont donc à plaindre ceux-là qui s’entêtent toujours à ne voir en l’Imam Ali Ibn Abi Tôlib qu’un simple ‘’Sahaba’’ (compagnon) pareil à tous autres contemporains du noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) ! Que non ! Mais souvenez-vous qu’ils font pareil avec le noble Prophète lui-même qui n’est pour eux qu’un homme ordinaire, comme on en rencontre dans les rues de Bamako, faillible, enclin donc aux fautes et aux erreurs, et qui en a même commis beaucoup !!! Quel esprit, quelle ineptie ! Aurons-nous tort de les laisser de côté si nous ne pouvons pas les amener à la raison ?

Mes chers frères et sœurs dans l’Islam,

Je me souviens qu’en 1979, quand la Révolution islamique a triomphé en Iran, alors jeune garçon de 17 ans, je me suis trouvé en vacances au mois d’août à Abidjan où j’aimais assister aux causeries du sage Amadou Hampâté Ba, le Cheikh de la Tarîqa dont j’ai parlé tantôt. Puisant dans sa vaste érudition, dans l’islam comme dans d’autres domaines, il nous disait que « Ali était le meilleur des hommes après le Prophète ». Je me souviens qu’il avait aussi disserté longuement dans une grande salle de la capitale ivoirienne lors d’une conférence sur le thème : « Ali est l’intérieur de Mohammed ». Inutile de vous dire que notre esprit juvénile ne pouvait pas appréhender les détails qu’il donnait  alors à l‘appui de sa démonstration.

Mes chers frères et sœurs dans l’Islam,

Je voudrais terminer en mentionnant deux éléments.

A la même époque du Cheikh Amadou Hampâté Ba, vivait aussi à Abidjan un autre sage Malien, Cheikh Ahmad Tidjane Ba, grand Imam et dignitaire religieux très respecté. Mon homonyme Amadou Diallo, l’oncle de mon ami Kolado Sidibé, faisait partie du cercle d’amis de Cheikh Ahmad Tidjane Ba. Il nous a donné ce témoignage que le Cheikh Ahmad Tidjane Ba a laissé entendre en sa présence que « L’islam ne sera véritablement Islam que quand les musulmans découvriront la haute et distinguée stature des Imams Ahloul Bayt ». Ce sont ces paroles qui, nous le croyons, ont immanquablement disposé notre oncle Amadou Diallo à admettre sans tergiversation aucune l’Ecole ja’afarite dès qu’il a pu aller vers.

Mon dernier élément nous ramène à Ghadir Khoum. En effet, à 45 kilomètres de Bamako, vers l’ouest, se trouve une célèbre localité qui s’appelle Kamalé (c’est à moins de cinq kilomètres du chef-lieu de l’Arrondissement de Siby). Là a vécu le Cheikh Mamadou (Mouhammad) Ly, un dévot musulman, un saint vers qui accourraient des fidèles musulmans de toute l’Afrique de l’ouest et des expatriés africains en Occident pour recevoir ses bénédictions. Il avait l’habitude d’organiser une cérémonie de bénédictions qui se déroule une semaine après la fête de l’Aïd al Adha (la Tabaski), car « c’est une grande période qui porte la lumière et la baraka mohammadiennes ». Décédé en 1960, ses descendants, les Ly, et sa parenté élargie, toutes les personnes liées à lui par divers liens (mariage, anciens disciples, etc.) en ont fait désormais une véritable institution cérémonielle annuelle qui maintient vivace l’islam dans la zone, et ça dure déjà comme telle une quarantaine d’années au moins ! En quoi consiste-t-elle ? Exactement sept jours après l’Aïd Al Adha (la Tabaski), tout le monde rallie Kamalé pour y passer une nuit de prières : lecture du saint Coran, longue mention des formules de l’appel des bénédictions divines sur le Prophète, répétition soutenue des litanies louant l’Islam et son Prophète, déclamation de poèmes religieux, prières, etc. Grand moment de bénédictions, suivi de la visite du modeste Mausolée de Cheikh Mamadou Ly. Puis, le lendemain, qui est exactement le 18 Zoul-Hijja, on se congratule, on s’embrasse, dans une ferveur de bénédictions. Et c’est dans cette ambiance de renouvellement des espoirs que rendez-vous est pris pour l’année prochaine, à la même date du calendrier de l’Hégire. Quelqu’un peut-il, dans cette salle, me contredire que cet évènement de Kamalé ne porte pas les parures de Ghadir Khoum, cette  «  grande période qui porte la lumière et la baraka mohammadiennes »? Plaise à Allah qu’au fil des ans Kamalé devienne un haut lieu où les enseignements précieux des Ahloul Bayt connaîtront un développement sans interruption !

Mes chers frères et sœurs dans l’Islam,

Mes chers amis étudiants,

Personnellement-et je vous le dis avec toute la sincérité dont je suis capable-, j’ai des raisons évidentes de croire en la guidance des Imams Ahloul Bayt, ces « Portes de la rémission de nos péchés ». Depuis que j’ai commencé à aller à la fontaine des Gens de la distinguée famille prophétique, à chaque fois, ma soif s’étanche et je me sens revigoré dans la foi. C’est un bonheur immense auquel il me plaît de vous associer tous.

Je voudrais donc inviter la jeunesse musulmane de mon pays à aller à la découverte de l’Imam Ali Ibn Abi Tôlib et des Imams immaculés de sa descendance. C’est la condition sine qua non pour nous abriter dans la salutaire Demeure prophétique, parapluie imparable, véritable tente à oxygène le Jour terrible et suffocant de la Résurrection. Ce ne serait que tout bénéfice pour nous.

Je vous remercie de votre patience et de votre aimable attention.

Amadou Diallo

Directeur de l’Agence DJANNATOU AHLIL BAYT (Communication et Services de l’Islam)

Bp 2169 Bamako (République du Mali)

Phone : 00223 62 72 52 96 (WatsApp, Telegram)

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AL-GHADIR

LA GRANDIOSE FÊTE DU PARACHÈVEMENT DE LA RELIGION ET DE L’AGRÉMENT DE L’ISLAM PAR ALLAH

(Discours prononcé par Amadou Diallo le dimanche, 06 décembre 2009 dans la salle de conférences de l’Institut Islamique de Hamadallaye à l’occasion de la célébration de la Journée de Ghadir Khoum. C’était à la demande des étudiants de la Faculté des Sciences Juridiques et politiques de l’Université de Bamako, qui avaient alors exprimé le désir d’en savoir plus sur cet évènement peu expliqué par les prédicateurs musulmans).

Bismillâhir-Rahmânir-Rahîm

Allâhoumma çolli alâ Mouhammadine wa âli Mouhammadine wa ajjil farajahoum.

Mes chers frères et sœurs dans l’Islam,

Rendons grâce à Allah d’être parmi ceux qui ont compris que ce jour, dix-huitième du mois de Zoul-Hijja (douzième mois dans le calendrier hégirien) est un jour de fête grandiose qui recèle d’immenses bénédictions de par la volonté d’Allâhou Soubhânahou wa ta’âla. En effet, les historiens et les exégètes qualifiés, qu’ils soient musulmans ou non, sont unanimes à dire que le sublime verset du saint Coran marquant la complétude de la Religion musulmane a été révélé dans l’oasis (khoum) du lieu nommé Ghadir à l’occasion du retour vers Médine du noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) à l’occasion de son dernier pèlerinage. 

Le voici, ce sublime verset dont le sens est si évident que l’esprit le plus obtus le comprend facilement : « Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion et accompli sur vous Mon bienfait. Et il M’agrée que la Soumission (Islam) soit votre religion… » (Sourate 5, verset 3). De toute évidence, c’est le verset par lequel Allah a clos la Révélation en ce jour de Ghadir (« Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion et… »).

Épluchant les travaux des historiens passés, les chercheurs contemporains, avec la rigueur scientifique qui les caractérise, sont aussi unanimes à dire que 90.000 à 120.000 pèlerins, rassemblés autour du saint Prophète à sa demande, ont été les témoins oculaires de l’évènement de Ghadir. Les mêmes historiens et chercheurs ajoutent que l’agrément divin dont il est question dans le verset ci-haut cité découle de l’exécution du décret d’Allah émis dans le verset coranique qui suit, verset comportant quatre messages en un dont chaque partie vaut son pesant d’or : « Ô Prophète, transmets ce qui t’est révélé de la part de ton Seigneur ; ne le ferais-tu pas, tu n’aurais pas communiqué Son message. Et Dieu te met hors d’atteinte des gens. Dieu ne guide pas les mécréants. » (Sourate 5, verset 67). La conséquence logique est facile à établir : c’est lorsque le Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) a communiqué l’ordre divin que Dieu a donc mis Son cachet, ultime signature sur la Révélation achevée enfin, comme agrément définitif sur cette religion que le Seigneur des mondes a Lui-même nommé Islam et, ce, jusqu’à la fin des temps. 

Quel ne fût donc mon désappointement de lire ça et là des malhonnêtetés intellectuelles de je ne sais quelle imposture dans la foi prenant un autre verset comme étant le dernier révélé ! En effet, quel verset autre peut être le dernier révélé dans le saint Coran que celui par lequel Allah complète la Religion et donne Son agrément définitif pour l’Islam ?

Mais voyons, à présent, le verset 67 de la sourate 5. Il contient un ordre formel intimé au noble Messager (mode impératif) : « …transmets ce qui t’est révélé de la part de ton Seigneur » ; et il contient ce qui a tout l’air d’une menace, en tout cas tout au moins un sévère avertissement, sinon une mise en garde à ne point négliger la communication de l’ordre divin, sous aucun prétexte, entre autres, de peur de la réaction de la masse : « …ne le ferais-tu pas, tu n’aurais pas communiqué Son Message », soit entendu le Message divin dans son entièreté. Mais alors, pourquoi Allah, d’ordinaire si ‘’respectueux’’ à l’égard de Son Sceaux des Messagers, si doux et si compatissant avec lui, devient-il soudainement menaçant en lui parlant en cet instant si solennel ?

Quel est donc cet ordre à communiquer ? Quel rapport avait-il donc, cet ordre, avec le reste du message divin patiemment révélé pendant 23 ans et dont la non communication en cette journée de Ghadir provoquerait la négation de tout ce qui avait été précédemment transmis au Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions sur lui et les membres de sa famille !) par l’intermédiaire de l’Archange Gabriel (Jibra’îl), le Messager de la fidélité ? (« …ne le ferais-tu pas, tu n’aurais pas communiqué Son Message »). Le Message est si important qu’Allah incite même Son ultime Messager (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) à transcender toutes les inquiétudes et les peurs qui l’assaillent pour communiquer courageusement Son ordre. Pour cela, Il lui donne l’assurance, voire la garantie d’être avec lui, comme Il a été avec lui dans la grotte lors de son émigration forcée vers Médine : « Et Dieu te met hors d’atteinte des gens… ». L’on comprend ici qu’Allah dit- et Allah tient toujours Ses engagements, respecte toujours Sa parole, réalise toujours Sa promesse- à Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) de ne pas avoir peur des gens pour communiquer Son Message, le Message à « Lui, le Seigneur suprême, Créateur de la terre et des cieux, le Roi exclusif… ». Pour bien comprendre cette exhortation de Dieu à ne pas avoir peur des gens, il faut remonter à l’épisode de l’étape de la grotte lors de l’émigration vers Médine. Allah connaît bien les contemporains du noble Prophète  (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) ! 

Mes chers et frères et sœurs dans l’Islam,

Les contemporains, si vous voulez les compagnons (‘’Sahabas’’) du noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de la famille !) ont-ils vraiment été toujours des modèles de sincérité et de droiture, de piété et de respect à son égard ? Nombreux sont les versets du saint Coran qui relèvent leurs inconduites multiples, vous les retrouverez facilement. Le temps presse, revenons à notre verset.

Il prend fin par cette annonce terrible : «…Dieu ne guide pas les mécréants. » Allah connaît parfaitement les contemporains du noble Prophète (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !), disions-nous. Vérité d’airain si on se réfère un tant soit peu à l’histoire des faits et gestes sociaux de son époque. En effet, bien qu’il ait mené parmi eux une vie à tous points de vue irréprochable jusqu’à l’âge de 40 ans, avant l’avènement de l’Islam, une vie si exemplaire qu’ils le nommèrent, eux-mêmes, « Al amin » (le fidèle, le juste, l’irréprochable), les contemporains mecquois (et arabes) n’ont pas reconnu Mouhammad Ibn Abdallah à sa juste valeur de Prophète d’Allah, Messager infaillible constituant l’Exemple parfait à imiter, qui ne parle ni n’agit que selon les seules directives divines. Pour eux, « Mouhammad Ibn Abdallah est bien, mais c’est un homme qui peut se tromper, enclin à l’erreur », etc. Une telle opinion diabolique a encore cours de nos jours, faisant dire à certains musulmans que le Prophète est « simplement un homme comme nous, à part la transmission de la Révélation, il peut commettre des erreurs regrettables ». Pour répondre à de tels esprits tordus, il faut certainement leur poser la question suivante : « Allah et Ses anges font-ils continuellement les salawâtes sur vous et vos pères et mères… ? »

Bref, il faut méditer sur le sens profond du verset, méditer et encore méditer, et en tirer avec foi et honnêteté toutes les conséquences. Allah ne nous-a-t-il pas dotés de la chose la plus utile : l’intelligence, la raison ?

Mes chers frères et sœurs dans l’Islam,

On sait, par les sources les plus fiables, qu’après l’évènement de Ghadir Khoum, le noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions sur lui et les membres de sa famille !) n’a vécu que quelques trois mois. Il est surtout important de noter que, de ce jour du 18 Zoul-Hijja où Allah agréa définitivement l’Islam comme « notre Religion » suite à la communication de ce qui Lui tenait tant à cœur (si l’on peut s’exprimer ainsi) jusqu’au jour du décès du noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !), il n’y a eu aucune nouvelle révélation. La raison est simple à comprendre : tous les piliers de l’Islam avaient déjà été révélés, excepté le verset 67 de la sourate 5 dont la communication entraîna en dernier ressort celle du verset 3 de la sourate 5), c’est-à-dire le verset de la complétude de la « Dine », la Religion par excellence, l’Islam.

C’est comme si on disait que le bâtiment était quasi fini, il ne restait qu’une brique à placer, mais si jamais celle-ci n’était pas mise à sa place, tout l’édifice s’écroulerait, entraînant dans affaissement l’ensemble de l’architecture de la Maison. Preuve évidente que le verset 3 de la sourate 5 (« Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion et accompli sur vous Mon bienfait. Et il M’agrée que la Soumission (Islam) soit votre religion… ») est bien le dernier verset révélé.

Après donc la révélation de tous les piliers (la profession de foi, la prière, le jeûne du Ramadan, la zakat, le pèlerinage, la mention des Ahloul Bayt (que certains s’entêtent encore à ignorer, voire à nier), la dernière colonne de l’architecture religieuse qui devait en constituer la clé de voûte était sans doute ce « Message à communiquer, advienne que pourra ». Un ami juriste, que je taquinais toujours en le qualifiant de « wahhabite le plus borné de la terre » et dont j’avais attiré l’attention sur la question, m’a dit qu’en analysant et le verset et le contexte de sa révélation, en s’attardant sur l’ordre qu’il contient, il lui a été facile d’admettre que la désignation à Ghadir Khoum de l’Imam Ali comme successeur du noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) constitue bien le dernier décret de Dieu dans la Révélation de Son Message éternel à l’adresse de la communauté des croyants, qu’ils soient des humains ou des djinns. « Décret définitif qui ne peut souffrir d’aucun réaménagement ni d’aucune contestation », ajouta-t-il. Telle est ma conviction aussi. 

Répétons-nous sans aucune intention de redondance. Le verset, disions-nous, renferme une assurance à l’attention du noble Prophète (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) dont les contemporains n’ont toujours pas été des modèles de sincérité. « Et Dieu te met hors d’atteinte des gens… » En langage humain, c’est tout comme si Dieu disait à Son Messager chéri : « N’aies peur de personne, c’est Moi, Allah, l’Omnipotent, qui te protège contre tous les malveillants ; sois sûr que les gens ne pourront rien contre toi, transmets seulement Mon ordre, Ma décision dernière qui parachève la Religion que J’ai choisie pour vous… Laisse-les à Moi, Je me charge du reste… Te souviens-tu, quand ils t’ont chassé de ta patrie, la Mecque, et qu’ils t’ont poursuivi avec de criminelles intentions. Pendant que tu étais dans la grotte, la toile d’araignée a suffi à mettre en échec leur détermination à te nuire… ».

Ce n’est pas tout et nous devons encore nous répéter, car il le faut. Notre verset finit par le rappel de ce que Dieu n’aime pas du tout, par ce qu’Il ne peut nullement tolérer, à savoir la rébellion contre Son ordre, voire la mécréance) et l’énoncé de Sa vérité inoxydable : « Dieu ne guide pas les mécréants. » Même avec nos petites têtes obtuses, nous gagnerons à comprendre que ne pas accepter la nomination par le noble Prophète de l’Imam comme son calife équivaut à basculer dans la rébellion, à un poil de la mécréance (« Dieu ne guide pas les mécréants »). Oh, Allah a dit et il faut le retenir : « Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante de suivre son propre choix quand Allah et Son Messager en ont décidé autrement. Quiconque se permet de désobéir à Allah et à Son Messager s’égare de façon manifeste. » Le Seigneur des mondes, notre Créateur Omniscient, a aussi dit : « …Que ceux qui s’opposent à Son ordre prennent garde que ne les atteigne une tentation (fitna) ou que ne les atteigne un tourment cruel. » (Sourate 24, verset 63). Et voici notre prière : « Ô Allah ! Garde-nous de contrevenir aux ordres de notre Prophète et de Te désobéir ainsi ! » Or, la désignation de l’Imam Ali Ibn Abi Tôlib comme khalifeest bien un de ces ordres. Le bon sens nous oblige à admettre que la halte observée dans l’oasis de Ghadir le 18 Zoul-Hijja et le discours prophétique qui y fut tenu n’avaient pas d’autre motivation. Inutile donc de gloser durant des siècles sur le sens du mot « Mawla » pour se ménager une pirouette. Nul ne peut tromper Allah, Il connaît parfaitement le contenu des poitrines.

Revenons à notre question. Mais quel est donc ce dernier Message qu’il fallait absolument communiquer ? Cette dernière pierre qui manquait à l’édifice du salut éternel ? Là-dessus, les avis sont contrastés. Du moins dans l’Islam sunnite où, malgré son abondante littérature, on trouve très peu la mention du mot Ghadir. Par contre, chez les chiites, c’est-à-dire ceux qui ont suivi les Imams de la sanctifiée famille du Prophète (salutations et bénédictions divines sur lui et les siens !), il n’y a aucun doute que le jour de Ghadir est celui où le noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) a désigné l’Imam Ali comme son successeur à la tête de la Oummah (communauté musulmane).

Evidemment, notre but n’est pas ici de rentrer dans les divergences doctrinales. Mais, si tout le monde est unanime à dire que le verset du parachèvement de notre Religion a été révélé à l’issue du dernier pèlerinage de notre noble Prophète (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !), pourquoi cet évènement grandiose n’est pas retenu par tous comme tel ? Ou, pourquoi ceux-ci ne le célèbrent-ils pas du tout et pourquoi ceux-là en font-ils un jour de grande fête ? Oui ou non l’évènement de Ghadir a-t-il eu lieu ?

Sans doute, l’évènement de Ghadir est un fait indéniable dans l’histoire musulmane. De nombreux historiens et rapporteurs de récits de l’époque l’ont mentionné avec force détails. Même dans la mémoire collective dans le camp sunnite où l’on aurait sans doute aimé qu’on n’en parle pas, d’importants détails attestent que l’oasis de Ghadir a été le lieu où le noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) a prononcé son dernier sermon connu sous le nom de « Sermon d’adieu ». C’est pourquoi même, dans des tentatives désespérées de semer toujours la confusion, une infime minorité de sunnites a eu à essayer, contre le bon sens et la chronologie historique, de situer l’évènement  dans la journée du 9 Zoul-Hijja, dans la vallée Uranah du mont Arafat. Tentatives des plus malheureuses qui révèlent une révoltante méprise car le 9 Zoul-Hijja est le jour du rituel d’Arafat, ce n’est pas un jour de retour des pèlerins vers leurs contrées après l’accomplissement du Hajj ! Pourquoi donc a-t-on cherché à ainsi noyer le poisson en essayant de transporter le « Sermon d’adieu » dans la vallée d’Uranah ? Allez savoir… 

Mes chers frères et sœurs dans l’Islam,

Jeunes étudiants, jeunesse musulmane,

Beaucoup de vérités méritent encore à être découvertes ou, pour parler franchement, beaucoup de contrevérités méritent qu’on les rejette enfin. Mais à chacun selon sa quête, à chacun selon ses aptitudes, à chacun selon le degré de sa foi et la sincérité de son engagement dans l’Islam. Toutefois, convenons qu’Allah nous a donné la chose la plus précieuse pour distinguer le vrai du faux, le bien du mal ; l’intelligence qui a ses manifestations multiples (le bon sens, la raison, la lucidité…).

Mes chers frères et sœurs,

Je dois vous dire qu’en abordant ce sujet, j’ai préféré aller sur les sites sunnites puisque c’est dans cette école que les récits relatifs à l’évènement de Ghadir sont à ce point contradictoires qu’on a l’impression que, à défaut de l’ignorer totalement, l’on a choisi de l’envelopper dans des faisceaux de suspicions inextricables. Tromperies vaines. En effet, un récit fait autorité, le « Sermon d’adieu » que j’ai pu lire et relire. Il commence par la proclamation suivante : « Ô peuple ! Ecoutez-moi attentivement, car je ne sais pas si, après cette année-ci, je serai encore parmi vous. Donc, écoutez ce que je vous dis avec beaucoup d’attention et apportez ce message à ceux qui ne peuvent être présents ici aujourd’hui ». Vers la fin de son sermon, le noble Prophète (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) énonce une vérité qui sonne comme un testament : « Ô peuple ! Aucun Prophète ou Apôtre  ne viendra après moi et aucune nouvelle foi ne naîtra. Raisonnez bien, donc, ô peuple, et comprenez bien les mots que je vous transmets. Je laisse derrière moi deux choses, le Coran et mon exemple, la Sounnah, et si vous les suivez, vous ne vous égarerez jamais ». Ainsi, selon cette version, ‘’le Coran et mon exemple ‘Sounnah)’’ sont les deux référents mis dans la balance par le noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !). En admettant l’énoncé comme tel, le champ de la réflexion s’ouvre devant nous, largement.

Mes chers frères et sœurs dans l’Islam,

En effet, l’énonciation de cette ‘’vérité’’ est immédiatement suivie par un ordre solennel : « Que tous ceux qui m’écoutent transmettent ce message à d’autres et ceux-là à d’autres encore ; et que les derniers puissent le comprendre mieux que ceux qui m’écoutent directement. Sois Témoin, ô Allah, que j’ai transmis Ton message à Ton peuple ». Il y a là, pour le moins, une invitation à transmettre fidèlement le message délivré par le noble Prophète (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) 

Ces dernières paroles du noble Prophète (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !), admises dans leur intégralité par les frères sunnites, retiennent particulièrement l’attention. Le Messager infaillible nous a donc laissé deux choses précieuses qui nous préservent de l’égarement ? Qui sont-elles ? Là est tout le problème.

Pourquoi donc ce n’est pas cet énoncé qui a été retenu par les compilateurs de hadiths respectés dans le camp sunnite ?  Pourquoi cette version dans la copie du « Sermon d’adieu » véhiculée par les sunnites n’est pas celle que les compilateurs de hadiths sunnites ont retenue dans leurs ‘’Sahihou’’ ? En effet, on sait que, depuis des siècles déjà, les sunnites ont authentifié six principaux ouvrages dont les contenus s’imposent à eux. Or, aussi curieux que cela puisse paraître, cinq des six ‘’Sahihou’’ sunnites mentionnent plutôt l’autre version, chiite celle-là, du fameux hadith. L’affirmation prophétique selon laquelle il nous laisse deux choses qui nous préservent de l’égarement a une version courante dans toutes les sources que j’ai pu consulter. C’est celle-ci : «Je laisse parmi vous les deux trésors (ath-thaqalayn) : le Livre de Dieu et ma parenté (itratî), les gens de ma demeure (Ahloul Bayt) ; ils ne se sépareront pas jusqu’à ce qu’ils viennent à moi au Kawthar (le Bassin paradisiaque) ». C’est cette version qui se trouve, à l’exception notoire du seul Boukhari, chez les cinq autres auteurs sunnites des ‘’Sahihou’’. Elle pose donc problème aux sunnites car leurs propres ‘’Sahihou’’ mentionnent bien le hadith respecté à la lettre par les chiites. Voilà pourquoi le chercheur indépendant, l’intellectuel français Christian BONAUD, fait remarquer : « …Par contre, nul ne s’interroge à propos du hadith, fameux parmi les sunnites, selon lequel les deux choses laissées par le Prophète seraient le Livre de Dieu et ma pratique (sunnatî), alors que ce hadith n’est attesté dans aucune des six sources sunnites fondamentales (al-kutub-as-sitta) et qu’il n’apparaît que dans la Muwatta’a de Mâlik et dans la Sîra de Ibn HISHAM- sources anciennes, certes, mais où il apparaît à chaque fois sans la moindre chaîne de transmission (isnâd), ce qui ne devrait en aucun cas lui permettre de faire contre poids à un hadith transmis par des chaînes détaillées, multiples et authentiques d’après plus de 20 compagnons, cela en ne prenant en compte que les transmissions sunnites. On se retrouve donc devant la situation paradoxale suivante : les populations sunnites ignorent totalement le hadith qui mentionne la famille du prophète comme étant l’un des deux trésors, alors même qu’il est considéré comme authentique et ‘’mutawâtir’’ par leurs grands savants, et ils lui opposent, lorsqu’on le leur cite, le hadith du livre et de la sounna, qu’ils considèrent comme des plus solidement établis, alors qu’il n’a pas de réel fondement dans les livres sunnites eux-mêmes ».

Mes chers frères et sœurs dans l’Islam,

Vous conviendrez avec moi que Christian BONAUD pose ici à la conscience religieuse et intellectuelle de chaque musulman la question de l’honnêteté dans la foi, qui n’est réelle et sincère que par l’acceptation absolue des ordres divins transmis par Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille).

Alors, question : pourquoi les populations sunnites ignorent-elles totalement le hadith mentionnant la famille du Prophète (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille) comme étant le deuxième élément des deux Trésors que le vénérable Messager laisse à sa communauté pour la préserver de l’égarement après lui ?

Nous en arrivons maintenant aux « Gens purifiés de la Demeure prophétique » que le saint Coran mentionne. Jusqu’à nos jours, les prédicateurs sunnites font des heures et des heures de prêches sans jamais mentionner les Imams Ahloul Bayt, faisant totalement l’impasse sur eux, comme s’ils n’ont jamais existé pour délivrer de précieux enseignements. Est-il concevable qu’ils ignorent vraiment ces grands savants d’une érudition exceptionnelle, hautes et saintes figures issues de la famille prophétique ?

Il est évident que les Imams Ahloul Bayt ont réellement existé et qu’ils ont tous souffert le martyre, nul ne peut l’ignorer. Des savants sunnites ont même tenté souvent de les défier en savoir, sans aucun succès ; l’histoire fourmille d’anecdotes en la matière. Des califes de l’époque, abbassides et omeyyades, leur ont fait subir des persécutions les plus privatives et les plus inhumaines. L’histoire les a consignées. Alors, pourquoi donc les prédicateurs sunnites qui ont pignon sur rue, parmi eux certains très éloquents, ne parlent jamais de ces savants distingués issus de la famille prophétique et dont les paroles et les invocations attestent leur sainteté et leurs relations particulières avec Allah ?

Mes chers et frères dans l’Islam,

J’aime souvent à rappeler que chez nous ici, en Afrique, loin des terres d’Arabie et de l’Orient, nous avons eu le bonheur un grand savant dans l’Islam, un grand érudit de la Tarîqa Tijaniya, le Cheikh Amadou Hampâté Ba, que le monde entier a connu aussi à travers son abondante production littéraire et son passage à l’U.N.E.S.C.O. en tant que haut fonctionnaire. Mentionnant rapidement les Ahloul Bayt au bas d’un de ses chefs-d’œuvre, le Cheikh Amadou Hampâté Ba les qualifie ainsi : «  …hautes et nobles figures de l’islam particulièrement vénérées par les chiites ».

La question que je pose maintenant est la suivante : à quoi sert de faire l’impasse sur les Imams Ahloul Bayt issus de la famille prophétique ? Quel bénéfice recherchent ceux-là qui s’efforcent tant à ne jamais les mentionner, à ignorer leurs enseignements précieux et leurs directives coulées dans de l’or ? Je réponds : c’est de la tromperie, de la négation d’un fait divin, du refus d’admettre un ordre divin. Ne pas reconnaître ces Imams Ahloul Bayt que la miséricorde divine nous a envoyés comme légitimes successeurs du noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !), comme Guides divinement établis par le Seigneur Très-Haut, est incontestablement une tricherie et une imposture dans la foi, un acte de perdition donc.   Ceux-là qui, sans frémir, se rendent régulièrement coupables de cette faute énorme, ne peuvent évidemment pas pas admettre la désignation de l’Imam Ali Ibn Abi Tôlib comme le successeur légitime du Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !). Et cette attitude négationniste regrettable les force à déprécier la valeur et le rang spécial de Ali Ibn Abi Tôlib, à faire de son glorieux père quelqu’un refusa de prononcer la profession de foi, etc. Certains ont même insinué qu’il n’a fait l’émigration  à Médine que pour les beaux yeux de Fâtimatou-Zahra !!!

Malgré toutes leurs manœuvres savamment ourdies pour « noircir » la personnalité lumineuse de l’Imam Ali Ibn Abi Tôlib, ils ne peuvent cependant point nous montrer avec des preuves irréfutables d’hommes plus savants ou plus pieux que l’Imam Ali Ibn Abi Tôlib après le le noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !). Il n’en existe pas tout simplement.

Le grand historien britanniqueEdward Gibbon, décédé en 1794, note à juste raison dans son remarquable et respectable ouvrage ‘’The Decline and Fall of Roman Empire’’ édité à Londres en 1911  (volume 5, pages381 382) : « Le zèle et la vertu d’Ali Ibn Abi Taleb n’ont jamais été devancés par aucun nouveau  prosélyte. Il réunissait les qualités de poète, de soldat et de saint. Sa pensée reste préservée dans un recueil de paroles morales et religieuses ; et tous ses opposants, aussi bien dans les combats par l’épée ou la langue, étaient subjugués par son éloquence et ses qualités. Dès la première heure de sa mission jusqu’à la cérémonie de ses funérailles, le Messager n’a jamais été délaissé par l’ami généreux, qu’il se plaisait à nommer son frère, son successeur, et le fidèle Aaron pour un deuxième Moïse ».

Ce témoignage savant, déjà vieux de trois siècles, est à ce jour coulé dans du zinc et, de toute évidence, demeurera inoxydable jusqu’à la fin des temps. Pour ceux d’entre nous qui ont l’intelligence affinée, il est même matière de recherches et de réflexion permanentes. Qu’ils sont donc à plaindre ceux-là qui s’entêtent toujours à ne voir en l’Imam Ali Ibn Abi Tôlib qu’un simple ‘’Sahaba’’ (compagnon) pareil à tous autres contemporains du noble Prophète Mouhammad (salutations et bénédictions divines sur lui et les membres de sa famille !) ! Que non ! Mais souvenez-vous qu’ils font pareil avec le noble Prophète lui-même qui n’est pour eux qu’un homme ordinaire, comme on en rencontre dans les rues de Bamako, faillible, enclin donc aux fautes et aux erreurs, et qui en a même commis beaucoup !!! Quel esprit, quelle ineptie ! Aurons-nous tort de les laisser de côté si nous ne pouvons pas les amener à la raison ?

Mes chers frères et sœurs dans l’Islam,

Je me souviens qu’en 1979, quand la Révolution islamique a triomphé en Iran, alors jeune garçon de 17 ans, je me suis trouvé en vacances au mois d’août à Abidjan où j’aimais assister aux causeries du sage Amadou Hampâté Ba, le Cheikh de la Tarîqa dont j’ai parlé tantôt. Puisant dans sa vaste érudition, dans l’islam comme dans d’autres domaines, il nous disait que « Ali était le meilleur des hommes après le Prophète ». Je me souviens qu’il avait aussi disserté longuement dans une grande salle de la capitale ivoirienne lors d’une conférence sur le thème : « Ali est l’intérieur de Mohammed ». Inutile de vous dire que notre esprit juvénile ne pouvait pas appréhender les détails qu’il donnait  alors à l‘appui de sa démonstration.

Mes chers frères et sœurs dans l’Islam,

Je voudrais terminer en mentionnant deux éléments.

A la même époque du Cheikh Amadou Hampâté Ba, vivait aussi à Abidjan un autre sage Malien, Cheikh Ahmad Tidjane Ba, grand Imam et dignitaire religieux très respecté. Mon homonyme Amadou Diallo, l’oncle de mon ami Kolado Sidibé, faisait partie du cercle d’amis de Cheikh Ahmad Tidjane Ba. Il nous a donné ce témoignage que le Cheikh Ahmad Tidjane Ba a laissé entendre en sa présence que « L’islam ne sera véritablement Islam que quand les musulmans découvriront la haute et distinguée stature des Imams Ahloul Bayt ». Ce sont ces paroles qui, nous le croyons, ont immanquablement disposé notre oncle Amadou Diallo à admettre sans tergiversation aucune l’Ecole ja’afarite dès qu’il a pu aller vers.

Mon dernier élément nous ramène à Ghadir Khoum. En effet, à 45 kilomètres de Bamako, vers l’ouest, se trouve une célèbre localité qui s’appelle Kamalé (c’est à moins de cinq kilomètres du chef-lieu de l’arrondissement de Siby). Là a vécu le Cheikh Mamadou (Mouhammad) Ly, un dévot musulman, un saint vers qui accouraient des fidèles musulmans de toute l’Afrique de l’ouest et des expatriés africains en Occident pour recevoir ses bénédictions. Il avait l’habitude d’organiser une cérémonie de bénédictions qui se déroule une semaine après la fête de l’Aïd al Adha (la Tabaski), car « c’est une grande période qui porte la lumière et la baraka mohammadiennes ». Décédé en 1960, ses descendants, les Ly, et sa parenté élargie, toutes les personnes liées à lui par divers liens (mariage, anciens disciples, etc.) en ont fait désormais une véritable institution cérémonielle annuelle qui maintient vivace l’islam dans la zone, et ça dure déjà comme telle une quarantaine d’années au moins ! En quoi consiste-t-elle ? Exactement sept jours après l’Aïd Al Adha (la Tabaski), tout le monde rallie Kamalé pour y passer une nuit de prières : lecture du saint Coran, longue mention des formules de l’appel des bénédictions divines sur le Prophète, répétition soutenue des litanies louant l’Islam et son Prophète, déclamation de poèmes religieux, prières, etc. Grand moment de bénédictions, suivi de la visite du modeste Mausolée de Cheikh Mamadou Ly. Puis, le lendemain, qui est exactement le 18 Zoul-Hijja, on se congratule, on s’embrasse, dans une ferveur de bénédictions. Et c’est dans cette ambiance de renouvellement des espoirs que rendez-vous est pris pour l’année prochaine, à la même date du calendrier de l’Hégire. Quelqu’un peut-il, dans cette salle, me contredire que cet évènement de Kamalé ne porte pas les parures de Ghadir Khoum, cette  «  grande période qui porte la lumière et la baraka mohammadiennes »? Plaise à Allah qu’au fil des ans Kamalé devienne un haut lieu où les enseignements précieux des Ahloul Bayt connaîtront un développement sans interruption !

Mes chers frères et sœurs dans l’Islam,

Mes chers amis étudiants,

Personnellement- et je vous le dis avec toute la sincérité dont je suis capable -, j’ai des raisons évidentes de croire en la guidance des Imams Ahloul Bayt, ces « Portes de la rémission de nos péchés ». Depuis que j’ai commencé à aller à la fontaine des Gens de la distinguée famille prophétique, à chaque fois, ma soif s’étanche et je me sens revigoré dans la foi. C’est un bonheur immense auquel il me plaît de vous associer tous.

Je voudrais donc inviter la jeunesse musulmane de mon pays à aller à la découverte de l’Imam Ali Ibn Abi Tôlib et des Imams immaculés de sa descendance. C’est la condition sine qua non pour nous abriter dans la salutaire Demeure prophétique, parapluie imparable, véritable tente à oxygène le Jour terrible et suffocant de la Résurrection. Ce ne serait que tout bénéfice pour nous.

Je vous remercie de votre patience et de votre aimable attention.

Amadou Diallo

Directeur de l’Agence DJANNATOU AHLIL BAYT (Communication et Services de l’Islam)

Bp 2169 Bamako (République du Mali)

Phone : 00223 62 72 52 96 (WatsApp, Telegram)

00223 76 55 95 07

00223 66 72 29 49 

00223 78 78 12 28

00223 73 50 56 03

Adresses E-mail :

sakina92110@yahoo.fr

amaddiallo110@gmail.com

JOURNEES CULTURELLES HUSSEINITES

JOURNEES CULTURELLES HUSSEINITES

La commémoration de l’Âchoura est une tradition qui contribue à
rendre vivante laTragédie de Karbala au cours de laquelle l’Imam
Hussein (as) et des membres de sa famille ainsi que ses compagnons ont
été froidement massacrés par les sbires du maudit éternel Yazid. C’est
donc un acte de foi grâce auquel le fidèle croyant prouve son
attachement à la sanctifiée famille du noble Prophète Mouhammad
(sawa). La présente initiative vise à occuper un espace public sur lequel
l’on s’efforcera de représenter Karbala avec les deux saints Mausolées
de l’Imam Hussein (as) et de son frère Aboul Fadl Abass.

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Le mode d’accomplissement de la Prière des Signes

Le mode d’accomplissement de la Prière des Signes :

La Prière des Signes ( salat ayyat ) consiste en deux rakat dont chacune comporte cinq inclinations (rukû’).

Voici le mode d’accomplissement de cette Prière :👇🏽

Après avoir formulé l’intention d’accomplir la Prière, on doit prononcer le takbîr (dire “Allâu Akbar”), réciter ensuite la Sourate al-Hamd, suivie d’une autre Sourate complète, et s’incliner. Puis on doit se redresser, et réciter la Sourate al-Hamd suivie de n’importe quelle autre Sourate, puis s’incliner à nouveau. On doit répéter ceci à cinq reprises, et à la suite de la cinquième inclination, on doit accomplir deux Prosternations, puis se relever pour faire la seconde rak’ah de la même façon que la première. Puis on récite le tachahhud et le salâm.

La Valeur et la Portée du Do`â’

La Valeur et la Portée du Do`â’

Le Do`â’ est une imploration, une prière de demande, une supplication que nous adressons à Dieu pour qu’il satisfasse nos besoins, nous accorde Ses Bienfaits, pardonne nos péchés, nous aide à surmonter nos difficultés, à résoudre nos problèmes, à corriger nos défauts, à nous rapprocher de Lui, à touver le droit chemin et la paix intérieure. La portée du Do`â’ a toujours été, depuis Adam, l’arme favorite à laquelle recouraient les Prophètes, les Imams et les Croyants pieux pour mener à bien les tâches difficiles qui leur avaient été assignées, et à supporter les calvaires qu’ils ont souvent subis. C’est pourquoi, l’Islam a vivement reocmmandé aux Croyants d’emprunter ce moyen de communication avec Dieu pour arriver à bon port. Ainsi, le Coran nous informe que Noé, Abraham, Moise, Ayyoub, Zakariyyâ et d’autres messagers pratiquaient le Do`â’ surtout pendant les moments difficiles de leur vie, et il nous suggère par là-même de prendre conscience de la valeur du Do`â’ et de l’importance de cette forme d’adoration dans la relation entre l’homme et le Seigneur, ainsi que de son enracinement dans la notion de la Foi, puisque même les Prophètes qui représentent le sommet de l’humanité quant à leur proximité de Dieu et leur lien avec Lui, y recouraient.

Le Prophète de l’Islam a dit:

“Le meilleur acte d’adoration est, après la lecture du Coran, le Do`â’ ”.

Cette recommandation trouve sa confirmation dans divers versets coraniques à travers lesquels Dieu Lui-même exhorte les croyants à Lui adresser leurs prières de demande pour qu’Il les exacuce: “ Et quand Mes serviteurs t’interrogent sur Moi! Alors que Je suis tout proche! Je réponds à l’appel de qui fait appelle quand il M’appelle. Qu’ils cherchent donc à répondre à Mon appel, et qu’ils croient en Moi. Peut-être seraient-ils bien dirigés!” (Coran, II, 186)

Et:

<< “Votre Seigneur a dit: “Interrogez-moi et Je vous exaucerai. Ceux qui, par orgueil, refusent de M’adorer entreront bientôt, humiliés, dans la Géhenne”>>. (Coran XL, 60)

Ces deux versets montrent deux aspects de l’importance de Do`â’. Dans le premier verset, Dieu compatit à la détresse des serviteurs et les encourage à faire appel à Lui, et II leur promet qu’II leur viendra en aide et qu’II satisfera leurs besoins. Dans le second verset, le Do`â’ est présenté comme un acte d’adoration par lequel les hommes doivent témoigner de leur servitude envers Dieu, sous peine de paraître hautains envers Lui et de mériter donc Son terrible Châtiment.

Le Do`â’ apparaît ainsi comme un moyen d’atteindre le salut dans ce bas-monde et dans l’Au-delà, et une ligne de démarcation entre la croyance et l’incroyance, le Paradis et l’Enfer.

Sans doute, le Do`â’ trouve-t-il sa pleine signification dans le verset suivant: “Dis: Mon Seigneur ne se soucie pas de vous parce que vous ne L’invoquez pas et que vous avez crié au mensonge. Vous en verrez bientôt la conséquence inéluctable”. (Coran XXV, 77)

II ressort de ce verset que Dieu prend soin de Ses serviteurs proportionnellement au degré de lien qu’ils établissent avec Lui par le Do`â’. La question qui se pose est comment un rite religieux acquiert une telle importance et comment il détermine, par son accomplissemnt, le rapport de l’homme avec son Seigneur? Pour tenter d’esquisser un élément de réponse à cette interrogation, il faut concevoir que le Do`â’ n’est pas un simple acte d’adoration ou une simple tradition religieuse formelle, mais l’expression vivante du sentiment de l’homme de son besoin constant de Dieu dans toutes ses affaires, et de la reconnaissance profonde de sa servitude, incarnée par sa convication intime de son attachement à Dieu et de la subordination totale de son existence à Lui.

II va de soi qu’on ne saurait atteindre à une Foi vivante en Dieu sans ce sentiment et sans cette conviction, car la Foi n’a de sens que lorsqu’on a la conviction intime de l’existence d’une Toute-Puissance Illimitée et d’une Force Absolue et Infinie devant Laquelle l’homme apparaît faible, impuissant et incapable de justifier son existence autrement que par la Volonté divine.

Notre besoin de Do`â’, c’est donc notre besoin d’exprimer cette foi en Dieu, et d’oeuvrer en vue de la maintenir vivante à l’intérieur de nous-mêmes, de la renouveler à tout moment, et de la consolider constamment.

C’est pourquoi, il est dit dans le Hadith que le Do`â’ est “la moelle de l’adoration”, car il exprime la signification profonde de la servitude, de la soumission et du recueillement qu’incarme l’adoration, et sans lui, celle-ci équivaudrait à un corps sans âme; c’est pourquoi aussi, le Do`â’ sort du cadre d’un simple rite traditionnel que l’homme pratique par pure habitude, sans compréhension et sans conscience. Pour que le Do`â’ produise les effets escomptés et que les demandes qui y sont formulées soient exaucées, il est vivement recommandé que le solliciteur sache le sens des mots qu’il prononce et soit conscient de l’importance du Do`â’ et de sa signification générale. Selon l’Imam Ali, “ il n’y a rien à espérer d’un acte d’adoration sans une connaissance profonde, ni d’une lecture (récitation) sans un esprit de suite”. De même, on peut lire dans le Do`â’ quotidien du mois de Rajab: “O Mon Dieu! Je te demande par le sens de tout ce par quoi Tes représentants Te prient…”, ce qui montre que la compréhension du sens de ce qu’on lit dans le Do`â’, est en soi, un factuer d’exaucement des demandes qui y sont formulées.

Toutefois, cela ne doit nullement nous décourager de lire le Do`â’, lorsque nous ne pouvons pas en comprendre la signification. Lire le Do`â’ est en soi, une prise de conscience de notre besoin constant de Dieu, de l’importance du Do`â’ pour nous, et un premier pas vers la compréhension de son contenu.

Le Do`â’ est un moyen d’obtenir de Dieu qu’II exauce et satisfasse nos besoins au sens le plus large du terme. C’est donc un facteur susceptible d’influer même sur notre sort et de modifier notre destinée. La raison en est que, plus les croyants s’approchent de Dieu, plus ils méritent Sa Bonté et Sa Miséricorde. Or, le Do`â’ c’est ce qui rapproche le plus l’homme de son Seigneur.

Certes, Dieu est toujours “ plus proche de l’homme que la veine de son cou” mais l’homme se laisee souvent distraire de Dieu et perd ainsi l’avantage de cette proximtité. Pour pallier à cette distraction, la Charî`ah a pris un soin particulier du Do`â’ et elle a désigné pour les différents moments et circonstances de la vie du croyant des Do`â’ spéciaux, afin que ce dernier reste plus souvent en contact conscient avec Dieu. Ainsi, il y a un Do`â’ pour chaque jour du mois, d’autres encore pour chacun des besoins de l’homme dans ce monde et dans l’Autre monde.

Tout en encourageant le croyant à L’invoquer par “crainte révérencielle” ou pour les besoins personnels, Dieu lui demande de L’invoquer aussi par pur esprit religieux et d’une façon désintéressée. II désigne du doignt ceux qui se contentent de L’implorer lorsqu’ils se trouvent dans l’adversité, mais qui L’oublient, dès qu’II les en sort: “Quand un malheur atteint un homme, il invoque son Seigneur, il revient reprentant vers Lui. Quand ensuite, Dieu lui accorde un bienfait, il oublie le mal dont il avait auparavant demandé d’être délivré…”

(Coran XXXIX, 8)

Partant de là, la Sunnah du Prophète et les Hadith des Imams d’Ahl-ul-Bayt ont appelé les Musulmans à invoquer Dieu non seulement pour eux-mêmes, mais également en faveur de leurs frères de religion, afin qu’ils obtiennent de Lui plus qu’ils n’en obtiennent lorsqu’ils L’invoquent uniquement pour eux-mêmes. Ce faisant, I’Islam cherche à faire naître chez le Musulman un sentiment fraternel intime qui le conduit à ressentir devant Dieu et intimement les besoins de ses frères avant de penser à ses propres besoins. En témoigne cette parole de I’Imam Zayn al-`Abidine: “ Lorsque les Anges entendent le croyant prier intimement pour son frére ou qu’il lui souhaite du bien, ils disent: “Quel bon frère tu es pour ton frère! Tu lui souhaites le bien (en invoquant Dieu), alors qu’il est absent et tu l’évoques en bien! Dieu te donnera le double de ce que tu as demandé pour ton frère et le bien qu’II dira de toi sera le double du bien que tu as dit de lui. Tu lui auras rendu en outre une faveur qu’il te devra…”.

Cette façon de prier pendant le Do`â’, pour autrui peut permettre au Croyant de transcender son égo et d’atteindre à un altruisme absolu qui le conduit à s’occuper des autres plus qu’il ne s’occupe de lui-même. L’exemple le plus touchant fut celui de Fâtimah al-Zahrâ’ dont son fils, l’Imam al-Hassan Ibn Ali a dit: << Elle passait la nuit à adorer Dieu et à prier pour les croyants et les Croyantes, sans prier pour elle-même. Lorsque je lui ai demandé “pourquoi ne pries-tu pour toi-même?”, elle m’a répondu: “Le prochain (le voisin) avant soi-même” >>.

Pourquoi Dieu demande-t-Il au croyant de prier pour ses frères, alors qu’Il peut tout naturellement venir de Lui-même à l’aide de ces derniers, sans l’intervention de la prière d’un serviteur? Sans doute, l’Islam vise-t-il, par ce moyen, à développer chez le Musulman le sens des valeurs, un sens des valeurs plus fort et plus profond, lorsqu’il naît de l’intérieur de l’homme que lorsqu’il est inculqué par les prédications, donc difficilement assimilable, parce que venant de l’extérieur.

Le Do`â’ ne remplace pas l’effort et l’action

Pendant le Do`â’, le Croyant qui prend conscience de sa dépendance totale à l’égard de Dieu et reconnaît son impuissance devant Sa Toute-Puissance, implore le Seigneur pour qu’II satisfasse ses besoins les plus immédiats et les plus lointains, ses aspirations matérielles et morales et pour qu’II lui accorde le salut dans ce monde et dans l’Autre monde. Ainsi, il est courant que le croyant prie Dieu, pendant le Do`â’, de lui assurer ses moyens de subsistance, la bonne santé, la prospérité, la bonne conduite etc… et il s’attend légitimement que Dieu exauce ses voeux et subvienne à ses besoins. Mais le recours au Do`â’, ne doit nullement nous conduire à croire que nous pouvons nous cantonner dans un attentisme passif et dans l’inaction totale en comptant sur Dieu pour résoudre nos problèmes et satisfaire nos besoins. Une telle conception du Do`â’ est tout à fait erronée, car l’Islam ne croit pas au miracle dand la vie générale de l’homme, mais à la loi de causalité dont Dieu a doté les choses. En effet, Dieu a mis une cause à l’origine de toutes choses: la vie, la mort, la santé et la maladie, la pauvreté et la richesse, la victoire et la défaite. II a appelé l’homme à tenir compte des causes de ces choses et à compter ensuite sur Lui pour qu’II écarte les obstacles accidentels et imprévisibles qui entraveraient ses efforts ou qui les dévieraient de la direction dans laquelle ils sont déployés. L’homme doit tout d’abord utiliser à fond les capacités intellectuelles et physiques dont Dieu l’a dotées, lorsqu’il désire obtenir ou atteindre quelque chose, et ce faisant, il peut demander à Dieu de s’occuper de ce qui dépasse ses capacités: “ Mon Dieu! J’ai fait tout ce que je pouvais ! Aide-moi donc pour ce qui n’est pas en mon pouvoir” . Cette façon de se fier à Dieu aide le Croyant à faire face à son sentiment d’impuissance devant les forces occultes de l’inconnu. Donc le recours au Do`â’, loin de nous inciter à l’inaction, doit nous éviter de tomber dans le désespoir et dans le sentiment d’impuissance devant les forces qui nous dépassent. Car, dès lors que nous sentons la Toute-Puissance de Dieu avec nous et que nous avons le sentiment qu’Elle pallie à notre impuissance, nous pouvons entreprendre, agir et déployer tous nos efforts sans craindre l’échec et sans être découragés préalablement par les menaces de l’inconnu.

Pour conclure, rappelons que beaucoup de hadith nous disent que le Do`â’ de celui qui ne tient pas compte des causes naturelles des choses (le travail pour gagner sa vie, le médicament pour guérir une maladie, la force pour réaliser la victoire) ne sera généralement pas exaucé.

Abstraction faite de tous les besoins que nous demandons à Dieu de satisfaire pendant que nous faisons le Do`â’, celui-ci est en soi, un besoin intérieur et naturel du Croyant. En effet, le Croyant qui récuse toute forme de servitude en dehors de sa servitude à Dieu, éprouve parfois ce besoin de Do`â’ à l’intérieur de lui-même, tout comme il ressent le picotement de la faim lorsque son organisme a besoin de nourriture. Le Do`â’ est pour ainsi dire la faim (du croyant) de tendresse et de paix dont ont souvent besoin le coeur et l’âme. Dans l’adversité, devant la pression des problèmes qui l’accablent et lors de l`accumulation des crises intérieures et extérieures, l’homme a besoin d’exprimer et d’extérioriser les douleurs qui le rongent et le déchirent, et les sentiments effervescents qui l’agitent, sans entamer sa fierté, ni blesser sa dignité. Pour se soulager et se défouler, tout en préservant sa dignité, le Croyant touve dans le Do`â’ un milieu naturel et un climat sain qui lui permet de se présenter devant Dieu avec une âme d’enfant, une âme limpide, pure, simple, spontanée, innocemment révoltée. II pleure et implore, se plaint et se complaint, sollicite et insiste. II n’épargne aucun effort pour montrer l’étendue de sa faiblesse, une faiblesse dont il se réjouit, et se veut fier, étant convaincu qu’elle le rapproche de la Source du Pouvoir Absolu dont il peut tirer la force de faire face aux difficultés inépuisables de la vie. Si la nature de l’homme est faite de telle sorte qu’elle a besoin souvent de montrer sa faiblesse, il est rare que faiblesse rime avec fierté. La seule faiblesse dont on peut être fier est celle dont fait montre la créature devant le Créateur.

Ainsi, le Do`â’ est, en dernière analyse, un facteur de renouvellement de la force de vivre chez l’homme. II évite à ce dernier de sombrer dans l’angoisse, de s’étouffer sous le fardeau de ses problèmes et la pression de sa fierté et de devenir un homme démoralisé et comlpexé.

Des conseils pour se préparer avant l’arrivée du Ramadan.

Des conseils pour se préparer avant l’arrivée du Ramadan.

Voici quelques questions qui devraient vous aider à évaluer votre caractère, votre conduite, votre humeur et votre jeûne pendant le mois de Ramadân. Peut-être pourriez-vous vous les poser avant, afin d’orienter le déroulement de ce mois sacré vers le droit chemin, celui tracé par Dieu.

Est-ce que votre amour pour Dieu a été intensifié?

Est-ce que votre amour pour le prophète Mohammad et pour sa famille a été intensifié?

Est-ce que votre volonté de suivre le chemin et la tradition du prophète ainsi que sa famille ont été augmentés?

Vous sentez-vous comme un meilleur musulman? Faites-vous la prière et l’kohmesse de vos biens de manière plus consciencieuse? Avez-vous l’intention de faire le pèlerinage prochainement?

votre spiritualité a-t-elle augmenté? Recherchez-vous à en savoir davantage sur Dieu, ses créations et ses signes?

êtes-vous plus généreux avec votre temps et votre argent, dépensés pour la cause de l’Islam?

Avez-vous un meilleur comportement avec votre femme ou votre mari, votre enfant, vos parents, frères et sœurs, votre famille, etc…?

êtes-vous plus tendre, compatissant, tolérant et compréhensif?

Craignez-vous davantage Dieu?

Faites-vous plus attention aux “maladies spirituelles” du cœur, aux vices et essayez-vous de les éviter?

Etes-vous plus concentrer sur la vie de l’au-delà que sur la vie sur terre?êtes-vous mieux préparer pour le jour de votre enterrement et la rencontre avec votre Seigneur?

Avez-vous fait plus de bonnes actions? Pensez-vous en faire davantage?

Avez-vous aidé plus de musulmans? Pensez-vous les aider davantage, maintenant ou dans le futur?

Faites-vous plus attention à vos fautes qu’à celles des autres?

Etes -vous prêt à appeler les musulmans et les personnes qui ne sont pas de confession musulmane vers le chemin de Dieu? Allez-vous le faire?

Avez-vous davantage lu, mémorisé et pratiqué les enseignements du Saint Coran? Avez-vous reçu des enseignements sur l’Islam? Pensez-vous en faire davantage?

Avez-vous fait davantage appel à Dieu, vous êtes-vous rappelé de lui plus souvent?

Etes vous prêt à faire plus attention à votre santé physique, mentale et spirituelle par rapport au Coran et aux enseignements du prophète Mohammad ainsi que sa famille glorifie par le très haut?

Avez-vous pris conscience que ce mois de Ramadân était un entraînement pour le reste de l’année.

Avez-vous l’intention de vous évalué plus souvent comme maintenant, et de ne pas attendre le prochain Ramadân, inch’Allah?

Qu’allez-vous faire pendant la nuit (Laylat al-Qadre) Une nuit de haute spiritualité et une nuit bénie, la considérez comme une nuit normale?

Que Dieu tout puissant accepte notre sincère repentir, qu’il nous couvre de Sa Clémence, de Sa Miséricorde et qu’il nous accepte au Paradis. De même, le Prophète Que la Paix et le Salut soient sur lui ainsi que sa famille incite ses compagnons à bien accueillir ce mois, en les invitant à multiplier les bonnes oeuvres, les obéissances, le rappel de Dieu ou Zikr, les invocations, la bienfaisance, etc. Il prononçait la veille du premier jour, un sermon sous la forme d’un discours solennel, dans lequel il disait : «Humains ! Certes, un grand mois vous est venu, un mois béni ; un mois qui renferme la Nuit du Destin ou Laïlatoul-Qadr, qui est meilleure que mille mois.Un mois, dont Dieu a rendu obligatoire le jeûne et a fait de la prière nocturne une œuvre surérogatoire supplémentaire».Quiconque se rapproche de Dieu par une oeuvre supplémentaire dans ce mois est comme quelqu’un qui accompli une obligation.C’est un mois de patience ; or, la patience a pour récompense le Paradis.Le mois de Ramadan met également en évidence la patience du Croyant vis-à-vis des prescriptions de son Seigneur.Le Très-Haut dit:Vous qui croyez! Le jeûne vous a été prescrit comme IL a été prescrit ades peuples avant vous, peut-être deviendriez-vous pieux? » Sourate 2: La vache (Baqarah ) verset 183.Le Ramadan est un mois de jeûne et de prière pour se rapprocher de Dieu et pour revenir à Dieu. (L’imam Sadeque( Finalement, cher frère, sachez bien: Allah sauve de l’enfer un certain nombre de croyants, chaque nuit (du mois de Ramadan)»Le Prophète que la paix et la bénédiction soient sur eux dit également : «le mois de Ramadan est arrivé ; c’est un mois de bénédictions ; Allah vous couvre pendant celui-ci, en faisant descendre sa miséricorde, en effaçant les péchés et en exauçant les invocations. Allah est attentif à la concurrence que vous vous livrez pendant ce mois, et s’en vante auprès de Ses anges.Montrez donc à Allah qui d’entre vous, est le meilleur, dans l’accomplissement des bonnes oeuvres. Le perdant est certes, celui qui a été privé de la miséricorde d’Allah lors de ce mois. Le Prophète que la paix et la bénédiction soient sur eux dit également : «Quiconque jeûne le mois de Ramadan, poussé par sa foi et dans l’espoir de la récompense divine, Allah l’absout de tous ses péchés passés. Quiconque veille en faisant la prière (en salât) le mois de Ramadan, poussé par sa foi et dans l’espoir de la récompense divine, Allah l’absout de tous ses péchés passés ; Quiconque veille (en salât) la nuit du destin, poussé par sa foi et dans l’espoir de la récompense divine, Allah l’absout de tous ses péchés passés».Le Prophète dit également : «Allah le Très Grand, le Très Haut a dit : toutes les oeuvres du fils d’Adam verront se multiplier la valeur de leurs salaires. La bonne action sera rétribuée de dix à sept cents fois sa valeur ; Allah dit : le jeûne m’appartient, et c’est Moi qui en fixe la rétribution ; il a délaissé ses désirs ; sa nourriture, et sa boisson pour Moi. Le jeûneur a deux instants de joie, le premier lors de la rupture de son jeûne, et le second lors de la rencontre avec son Seigneur».Le fait qu’Allah permette au croyant de jeûner ce mois de Ramadan est une grande faveur ; il convient donc au musulman, de saisir cette occasion et de s’activer à accomplir de bonnes oeuvres, de prendre garde à ne pas tomber dans le péché, et de s’appliquer dans la l’accomplissement des prescriptions d’Allah, en particulier les cinq prières quotidiennes, car elles constituent la colonne de l’Islam, elles sont les plus importantes des prescriptions, après les deux attestations de foi : il n’y a de Dieu que Dieu et Mohamed que la paix et la bénédiction soient sur eux est son Prophète. Il est donc du devoir de tout musulman et de toute musulmane, d’être persévérant et de les accomplir à leur heure, avec crainte et sérénité.Il incombe au musulman, de préserver son jeûne et ses veilles (passées en prières), en bannissant les paroles et actes interdits par Allah, car le jeûne a pour but :à l’obéissance Allah, Gloire à Lui, la haute considération des limites sacrées d’Allah ; et habituer son âme à endurer les interdits d’Allah.II est recommandé à tous les musulmans de multiplier les actes d’adorations pendant ce mois béni, tels que la prière surrogatoire, la lecture du Coran avec méditation et réflexion, la multiplication des formules de glorification d’Allah comme ; «Gloire à Allah il n’y a de divinité qu’Allah est le plus grand ; qu’Allah me pardonne, ainsi que les invocations prescrites ; le fait d’ordonner le convenable et d’interdire le blâmable, l’appel à Allah (AdDa’wa) ; le fait de venir en aide aux pauvres et aux indigents ; le dévouement envers les parents ; l’entretien des liens de parenté, la générosité envers le voisin, la visite des malades, etc…» conformément aux paroles du Prophète car : «Allah est attentif à vos concurrences (dans les bonnes oeuvres) faites pendant ce mois, et S’en vante auprès de Ses anges».Montrer donc à Allah qui, d’entre vous, est le meilleur dans l’accomplissement des bonnes oeuvres ; «le perdant est certes, celui qui a été privé de la miséricorde d’Allah lors de ce mois»Le prophète dit” lorsque arrive le mois de Ramadan, les portes du Paradis sont ouvertes et celle de l’enfer fermées, tandis que les (chayataines) démons sont enchaînes”Pendant le mois de Ramadan nous devons avoir la volonté de cesser ce qu’on fait de mal, commencer à prier, corriger ses fautes, surmonter ses faiblesses… c’est a dire nous ne devons pas seulement nous abstenir de boire, de manger et des actes sexuels mais nous devons jeûner avec les yeux (éviter de voir le haram qui signifie interdit), avec les oreilles (en évitant d’écouter le mal), avec les pieds (en évitant les mauvais endroits), les mains, la bouche (la langue, éviter la médisance)…Le Ramadan est considéré comme un défi à relever et si on y arrive, on est plus confiant, plus sur de soi.Le Ramadan a un objectif, c’est la recherche du bonheur de l’homme dans ce monde et dans l’autre; certes, il implique bien des sacrifices mais au delà de l’épreuve à la mesure de l’homme, il y a le salut.Le Prophète a dit:Le mois de Ramadan dépasse tous les mois en bienfaits.” Celui qui fait un acte surérogatoire pendant le mois de Ramadan Allah Soubhanah wa ta’ala le récompense et le considère comme s’il avait fait un acte obligatoire. ”

La première nuit de Ramadan, tout démon, tout djinn est enchaîné.Toutes les portes de l’enfer sont fermées, aucune ne s’ouvre.

Toutes les portes du Paradis sont ouvertes, aucune ne se ferme.

On appelle: toi qui veux du bien, acours!

toi qui veux faire du mal, cesse!Cet appel est renouvelé chaque soir, et chaque soir ALLAH sauve de l’Enfer un certain nombre de croyants. Cité par Shirazi .

En effet Le ramadan se caractérise par un climat de piété et de sérénité. Le jeûne du mois de Ramadan est un moyen pour le musulman de se purifier de ses pêchés et gagner le pardon de Dieu.Ramadan est un temps sacré, durant lequel les cœurs se fortifièrent par cetteoffrande faite au Seigneur qui répand Sa grâce sur ceux qui demeurent patients dans les difficultés !

Selon l’imam Mohammad shirazi qu’Allah bénisse sa noble âme dit:Certains Compagnons du Prophète Mohammad attendaient le Ramadan avec impatience six mois avant. Ils demandaient à Allah Soubhanah wa ta’ala d’allonger leur vie pour qu’il puisse jeûner le mois de Ramadan, car ils ont goûté à la douceur et aux avantages de ce mois sacré.Nous avons tous besoin qu’Allah nous pardonne nos pêchés. Allah nous offre le mois de Ramadan pour demander son grand pardon.De plus pendant le mois de Ramadan la récompense est double et notre Seigneur est tout près de nous selon l’imam Ali” Celui qui fait une bonne action pendant le mois de Ramadan Allah le récompense beaucoup plus que les autres mois”Et cela ne veut pas dire qu’en dehors du mois Sacre qu’est le mois du Ramadan il ne faut pas faire la charité, mais pendant le Ramadan c’est doublement récompensé. ” Celui qui fait une bonne action pendant le mois de Ramadan Allah Soubhanah wa ta’ala le récompense jusqu’à 70 fois plus que ce qu’il donne en dehors du mois de Ramadan et même jusqu’à 700 fois “Jeûner c’est jeûner de l’intérieur et de l’extérieur.

LE jeûne” الصوم

LE jeûne” الصوم

Nous allons traiter dans cette partie الصوم “LE jeûne” qui fait partie des Ramifications de la religion (Fourou Al dine), est obligatoire tout comme la prière.Allah à lui “la Grandeur et la Gloire” a imposé le jeûne aux musulmans dans la 2ème année de l’ “hégire” selon le calendrier islamique.Le fait qu’Allah a choisi le mois sacré du Ramadan pour jeûner est considéré comme un secret du ciel” divin”.

Dans le calendrier musulman, le mois dure 29 ou 30 jours et une année compte 12 mois lunaires, c’est-à-dire 354 ou 355 jours.

Le clandrier en Islam selon la sourate suivante n9-36 (At-Tawba)

سورة التوبة

LE REPENTIR

إِنَّ عِدَّةَ الشُّهُورِ عِنْدَ اللَّهِ اثْنَا عَشَرَ شَهْرًا فِي كِتَابِ اللَّهِ يَوْمَ خَلَقَ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضَ مِنْهَا أَرْبَعَةٌ حُرُمٌ ۚ ذَٰلِكَ الدِّينُ الْقَيِّمُ ۚ فَلَا تَظْلِمُوا فِيهِنَّ أَنْفُسَكُمْ ۚ وَقَاتِلُوا الْمُشْرِكِينَ كَافَّةً كَمَا يُقَاتِلُونَكُمْ كَافَّةً ۚ وَاعْلَمُوا أَنَّ اللَّهَ مَعَ الْمُتَّقِينَ (36)

Inna AAiddata alshshuhoori AAinda Allahi ithna AAashara shahran fee kitabi Allahi yawma khalaqa alssamawati waal-arda minha arbaAAatun hurumun thalika alddeenu alqayyimu fala tathlimoo feehinna anfusakum waqatiloo almushrikeena kaffatan kama yuqatiloonakum kaffatan waiAAlamoo anna Allaha maAAa almuttaqeena

9.36. En vérité, le nombre des mois est de douze, auprès de Dieu, comme c’est écrit dans Son Livre depuis le jour où Il a créé les Cieux et la Terre. Quatre de ces mois sont sacrés. Telle est la religion dans sa rectitude. Evitez donc durant cette période de vous faire du tort à vous-mêmes. Liguez-vous pour combattre les païens, comme ils se liguent contre vous ! Sachez que Dieu est avec ceux qui Le craignent.

Alors en Islam , il ya 12 mois qui sont :1-Muharam

2-Safar

3-Rabi’Al-Awwal

3-Rabi’Al-thani

4-Jumada Al-Awwal

5-Jumada Al-thani

7-Rajab

8-Sha’ban

9-Ramadhane

10-Shawwal

11-Dhul Qi’da

12-Dhul hijjah

Quatres mois sont considères sacrés(Muharam-Rajab-Dhul Qi’da-Dhul hijjah) pendant lesquels il est interdit de faire la guerre.Donc Muharam est le premier mois du calendrier islamique (héjri) comme janvier dans le calendrier grégorien).La date du début du Ramadan se décale en moyenne de 11 jours chaque année.Le début du ramadan est déterminé par l’apparition de la lune claire, la nuit du soir du mois de Chahbâne qui précède le mois de Ramadan, dans ce cas le mois de Ramadan est de 29 jours. Dans l’autre cas où la lune est cachée par les nuages, le mois de ramadan compte en tout 30 jours.Le prophète de Dieu que la paix et la bénédiction soient sur lui et sa famille a dit : “Dès que vous apercevez la nouvelle lune (du mois de Ramadan), jeûnez, et dès que vous l’observez (la nouvelle lune de Chawwal qui suit le mois de Ramadan), rompez-le ; et si le ciel est nuageux, alors jeûner pendant trente jours.”.

Selon la sourate n 2(Al-Baqarah) سورة البقرة

LA VACHE n185 Le Saint Coran mentionne qu’Allah a imposé le jeûne dans les religions précédentes

Sourate 2, Verset 183-2

“Ô croyants! Nous vous avons prescrit le jeûne (Al-Siyam) comme nous l’avons prescrit à ceux d’avant vous…”

قَبْلِكُمْ

“Donc quiconque d’entre vous est présent en ce mois (Le Ramadan), qu’il jeûne”

Le Jeûne durant le Mois de Ramadan ‘لصوم؍

La définition du jeûne en langue arabe et en Islam:

Jeûner (sawm), en langue arabe, signifie s’abstenir, se retenir de. Si d’entre-vous se retient de manger ou de parler, selon la langue arabe on lui dit qu’il jeûne. Effectivement, Le Saint Coran nous montre dans la sourate (Maryam) سورة مريم

فَإِمَّا تَرَيِنَّ مِنَ الْبَشَرِ أَحَدًا فَقُولِي إِنِّي نَذَرْتُ لِلرَّحْمَنِ صَوْمًا فَلَنْ أُكَلِّمَ الْيَوْمَ إِنسِيًّاfa-imma tarayinna mina albashari ahadan faqoolee innee nathartu lirrahmani sawman falan okallima alyawma insiyyaSi tu vois quelqu’un d’entre les humains, dis [lui :] “Assurément, j’ai voué un jeûne au Tout Miséricordieux : je ne parlerai donc aujourd’hui à aucun être Humain”.Ce type de jeûne est un ordre d’Allah destiné à La sainte Marie de s’abstenir de parler. L’objectif est de tester la Sainte Marie et aussi de la protéger contre la calomnie des gens sur sa grossesse sans être mariée, ainsi que montrer aux autres le miracle du prophète Jésus qui a commence à parler depuis le berceau.Le jeûne du mois de Ramadan, dans le cadre de l’Islam ” consiste à s’abstenir, de manger, boire et d’avoir des relations sexuelles, etc. Nous allons détailler tout ce qui est susceptible d’annuler le jeûne plus loin”. Cette abstinence a lieu du levé” L’aube réelle “= al-Fajr as-Sâdiq= الصَّادِقُ الفـَجْر jusqu’au coucher du soleil. Selon la sourate suivante 2 verset 187 LA VACHE: (Al-Baqarah) سورة البقرة

وَكُلُواْ وَاشْرَبُواْ حَتَّى يَتَبَيَّنَ لَكُمُ الْخَيْطُ الأَبْيَضُ مِنَ الْخَيْطِ الأَسْوَدِمِنَ الْفَجْر “Mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit.”Que signifie L’aube réelle = al-Fajr as-Sâdiq= الفـَجْرُ الصَّادِقُ? C’est la lumière rouge qui reste et dont la teinte devient de plus en plus foncée avant de virer à l’orange. L’obscurité autour de nous tend à se dissiper jusqu’à ce que la lumière devienne jaune intense. Et c’est à partir de l’aube réelle que l’on prie al-Fajr et as-Soubh.

Pour quoi on dit al-Fajr as-Sâdiq? Car il précède L’aube trompeuse = al-Fajr al-Kâdhib= الفـَجْرُ الكاذِبُ? Et que signifie? L’aube trompeuse = al-Fajr al-Kâdhib c’est la lumière rouge qui Pointe à l’horizon et se propage sur la droite et la gauche avant de disparaître. On peut croire que c’est l’heure de la prière, mais non. C’est pourquoi, on l’appelle l’aube trompeuse.

Le jeûne existe-t-il dans les religions précédentes ?

Le jeûne existe-t-il dans les religions précédentes ?Le Saint Coran mentionne qu’Allah a imposé le jeûne dans les religions précédentes selon la Sourate 2, Verset 183-2″ croyants! Nous vous avons prescrit le jeûne (Al-Siyam) comme nous l’avons prescrit à ceux d’avant vous…”D’après cette sourate, on constate qu’il ya un point commun entre l’Islam, le christianisme et le Judaïsme de pratiquer le jeûne malgré les différences. Cela montre l’importance du jeûne qui peut avoir des conceptions positives sur soi-même. En effet: Nous trouvons dans la Bible (1 Samuel 31:13; 1 Rois 21:27; 1 Samuel 12:16ss): “de nombreux exemples de jeûnes afin de donner toute notre attention à la prière, comme un moyen de surmonter la tentation, de se détourner de la méchanceté et de l’injustice, et d’intercéder pour les autres. Le jeûne dans la Bible est une façon de se préparer pour de nouvelles entreprises, pour faire pénitence, pour l’intercession et pour la recherche du secours de Dieu. Auparavant, on commençait un jeûne pour des raisons personnelles (Psaume 35:13), comme une action nationale en face d’un grand malheur (Joël 2:15), ou comme une période d’observation liturgique (Zachée. 8:19).Le jeûne implique normalement l’abstinence de toute nourriture et boisson pour montrer sa dépendance envers Dieu et la soumission à sa volonté. Le grand jeûne à l’époque de l’Ancien Testament était le Jour du Pardon des Péchés (qui dure 24h) (Lévi. 16:29-34). Lise les recommandations de Jésus données sur le jeûne : “(Matthieu 6:16-18).”Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le visage tout défait, pour montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret te le rendra’”(Essaie 58:1-11) nous montrent comment on prend plaisir à jeûner: “Voici le jeûne auquel je prends plaisir:Détache les chaînes de la méchanceté, Dénoue les liens de la servitude, Renvoie libres les opprimés.Et que l’on rompt toute espèce de joug; Partage ton pain avec celui qui a faim, Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile; Si tu vois un homme nu, couvre-le,Et ne te détourne pas de ton semblable.Alors la lumière poindra comme l’aurore, Et ta guérison germera promptement; Ta justice marchera devant toi, Et la gloire de l’Eternel t’accompagnera.Alors, tu appelleras, et l’Eternel répondra; Tu crieras, et il dira: Me voici!Si tu éloignes du milieu de toi le joug, Les gestes menaçants et les discours injurieux, Si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, Si tu rassasies l’âme indigente, Ta lumière se lèvera sur l’obscurité, Et tes ténèbres seront comme le midi.L’Eternel sera toujours ton guide, Il rassasiera ton âme dans les lieux arides, Et il redonnera de la vigueur à tes membres; Tu seras comme un jardin arrosé, Comme une source dont les eaux ne tarissent point’ “Selon les écrits de la Bible, le jeûne était une manifestation de tristesse et de repentir à cause des péchés, ou bien il était observé en signe de deuil en des temps d’affliction (Dan. 10:2, 3 ; I Sam. 31:13 ; II Chron 20:3, 4). D’autre part, certains jeûnaient quand ils avaient grand besoin de la direction divine ou qu’ils devaient accorder une attention toute particulière à un service qu’il leur fallait rendre à Dieu. — Juges 20:26 ; Esther 4:16. On peut se poser la question suivante:Quel était donc le but de jeûner quarante jours chez les chrétiens ? La raison est d’après Mat. 4:1, 2, 11 ; Deut. 9:9 ; I Rois 19:7, 8. que le prophète Jésus jeûna quand il fut conduit par l’esprit au désert. :”Quelques-uns d’entre eux jeûnent chaque année pendant 40 jours, pour commémorer le début du ministère de Jésus et pour préparer la célébration de ses souffrances et de sa résurrection. Pour eux, le jeûne est connu sous le nom de ‘Carême’. L’Evangile précise que Jésus a jeûné avant de commencer son ministère, comme le firent Moïse et Elie (Matthieu 4:2; Exode 24:18; 1 Rois 19:8).” Les Eglises catholique et protestantes reconnaissent le carême, bien que la manière de l’observer diffère de l’une à l’autre. Certains ne prennent qu’un repas quotidien pendant les 40 jours qui précèdent Pâques. D’autres observent un jeûne strict, mais uniquement le mercredi des Cendres et le vendredi saint. D’autres encore pensent que durant le carême il faut éliminer la viande, le poisson, les œufs et les produits laitiers. D’après l’enseignement de la Bible sur les secrets du jeûne: Se priver de manger n’est pas le plus important, le jeûne chrétien s’inscrit dans cette perspective. Chacun et chacune doit discerner ce qui pèse le plus sur sa vie pour s’en libérer. La privation de nourriture est un aspect de cette ascèse mais elle n’est pas le plus importante. Il y a des gens qui ont faim malgré eux parce qu’ils n’ont pas de quoi vivre. Imposer un jeûne aux riches pour leur rappeler cette réalité et la nécessité de la justice et du partage : c’est là que le jeûne trouve une de ses significations essentielles aux yeux de Dieu. Lhomme ne vit pas seulement de pain : par là, Jésus désigne toutes les richesses matérielles, nécessaires mais non suffisantes pour nourrir la vie et lui donner un sens. Pour autant, il ne s’agit pas de renoncer aux biens, à la connaissance ou à la science et encore moins à la responsabilité. Le Carême n’est pas un temps où l’on se soustrait à ses obligations, engagements personnels ou familiaux, travail professionnel, services… pour s’adonner à la pratique religieuse. Au contraire, il s’agit de faire la vérité dans notre vie, en l’arrachant à ce qui la retient prisonnière pour la livrer à Celui qui est la source de sa liberté et de sa fécondité. Plus qu’à un effort pour conquérir une récompense divine, Dieu nous invite à l’abandon. Mais nous savons bien que cet abandon ne peut se faire sans ascèse car nous préférons souvent les chaînes de l’esclavage aux risques de la liberté.

ue signifie le Carnaval?

Que signifie le Carnaval?Les chrétiens font des fêtes tel “le carnaval” pour manifester leurs adieux aux jours normaux et pour marquer le début du Carême.Il est important de savoir que même les Egyptiens pratiquaient le jeûne à l’époque du Pharaon, en effet, selon un article publié dans un journal Irakien intitulé ” Al-sabah” n1659 en 2007 :” Des documents historiques mentionnent que des écrits gravés dans les lieux de culte du Pharaon expliquent que les anciens Egyptiens pratiquaient le jeûne selon leurs méthodes religieuses surtout dans les moments difficiles et graves.” Nous pouvons dire que le jeûne se caractérise par un aspect de vitalitéEn effet, selon les savants occidentaux (dans le même article précedement cité 🙁 Aba Gratte un médecin et philosophe de l’époque 5(avant JC)) est le premier à avoir mentionné l’impotrance du jeûne et son incidence favorable sur la guérison.Dans un article publié dans le magazine Libanais intitulé “Tebayn daté du 27 fev/ 2008.” D.jihade Nemane ambassadeur de la paix au Liban et professeur de philosophie à l’université du Liban dit” Les chrétiens pratiquent le grand jeûne” Le carême” comme les musulmans pendant le mois du Ramadan et les Juifs pendant le jour du pardon. Ainsi, toutes les religions recommandent de suivre le jeûne pour contrôler les mauvaises passions et de les combattre.” Et nous ajoutons, encore que l’ensemble des médecins recommande le jeûne comme une thérapie. Nous concluons et rejoignons la citation de l’auteur D.jihade Nemane que Toutes les religions encouragent le jeûne malgré les différences dans la pratique du jeûneLes secrets du jeûne, selon l’imam Ali que la paix et la bénédiction soient sur lui cite:La pratique du jeûne est un mystère qui n’est rattaché à rien d’extérieur, un mystère auquel nul autre qu’Allah Le Très-Haut ne participe, même pas les anges témoins qui ne peuvent écrire Sa récompense. Il a été rapporté que les hommes entrent au Paradis grâce à la miséricorde divine, et que là, leurs rangs dépendent de leurs dévotions. Et puisque la récompense du jeûne est infinie, celui qui recherche les plus hauts degrés du Paradis devrait l’observer.Il ajoute encore: Le jeûne désigné dans cette parole est la faim. Elle est le moyen de s’élever spirituellement et de nourrir son âme, car plus le corps a faim et plus l’âme est nourrie : c’est une angélisation de l’être humain dans le sens où l’on cherche à ressembler aux anges, dans la limite des possibilités humaines. L’homme ne peut s’élever spirituellement que s’il se détache de ce monde et de tout ce qui s’y rattache. La dimension spirituelle de l’homme, Pour y parvenir en empruntant le plus court chemin, le meilleur moyen est la faim du jeûne. C’est une épreuve par laquelle le Musulman montre son amour pour l’Eternel, et que rien ne peut le détourner de Lui. AllahEn ce qui concerne le jeûne “Al-sihame” en Islam il existe beaucoup de détails importants dans les livres spécialisés nous recommandons aux chers lecteurs de s’enrichir.